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DE L’ASTRONOMIE MODERNE.
qui indiqueroit une méthode pour trouver la longitude furmer, à un demi degré près (a). Ces récompenses font magni-fiques Sc. comparables à leur objet; fi un homme a consumé savie à une grande recherche , il obtient un prix digne de sesefforts Sc de fa noble émulation. Sans doute la gloire est leplus puissant aiguillon ; mais si on ose lui associer la fortune ,il faut au moins que cette fortune soit considérable , Sc faitepour p a rostre à la suite de la gloire (b). La difficulté étoit defaire une horloge qui pût marcher régulièrement sur un vais-seau sans cesse agité par les flots. Sully , artiste Anglois ,établi à Paris, construisit une montre marine en 172 6 ; cettehorloge n'étoit qu’un essai. Harrison son compatriote, simplecharpentier d’une province d'Angleterre , mais doué de l’espritd’invention , s’occupa , dans le même te m s, de la même recher-che ; il y employa quarante années. Les grandes choses ne sefont qu’avec le tems ; le tems Sc le génie font les maîtres dumonde, Sc c’cst en laissant mûrir ses pensées, que le génieparvient à les féconder. Le fruit de ces longs travaux , lamontre d’Harrison fut éprouvée en 1761: elle fut embarquéesur un vaisseau qui partoit pour la Jamaïque; la montre rap-portée en Angleterre au bout de cent quarante - sept jours,n’avoit varié que d’unc minute cinquante-quatre secondes. Undemi-degré répond à deux minutes de tems ; l’horloge, fansqu’on y eût touché, Sc par fa feule régularité, donnoit donc,après cinq mois la longitude à moins d’un demi-degré près,Harrison avoir rempli les conditions , Sc mérité le prix. Cepen-dant l’épreuve ne parut pas assez complette , on en exigea
(a) Philippe III est 1 c premier qui aitproposé des prix pour la longitude. M. dela Lande, Aftron. Tome III, p. 773.
( b ) M. le Duc d’Orléans, Régent de
France, avoir promis , dit-on 100000 liv.M. de la Lande Astron. Tom, III. p. 773.II en est question dans l’Histoirc de l’Aca-démic, 1711 , p. 101.
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