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HISTOIREune nouvelle : la montre fut reportée en Amérique en i 764,6c rapportée en Angleterre après cent cinquante six jours; ellen’avoit varié, au plus Sc à la rigueur, que de cinquante-quatrcsecondes. Le Parlement fit donner à Harrifon dix mille livressterling, c’est-à-dire, la moitié de la récompense promise ; onremit l’autrc au tems où Harrifon auroit rendu l’explicationde son méchanifme assez simple pour que ces horloges pussentêtre facilement imitées. Cette condition n’étoit point dansl’acte de 1714; mais le besoin public, qui avoit dicté cet acte,demande que les horloges marines puissent devenir vulgaires.Au reste l’Angleterre, nil’Europe, ne peuvent refuser à Harrifonla gloire entière d’unc invention, auiTì difficile qu’elle est utileSc mémorable (a). Long-tems avant que la découverte Sc lesprincipes d’Harrifon eussent été connus, deux artistes célèbres,M M. le Roi Sc Bcrthoud se font occupés de l’invcntion Sc dela construction des montres marines : M. le Roi a remporté leprix proposé fur cet objet par l’Académie des Sciences deParis ; M. Berthoud, fans avoir concouru , a obtenu les mêmessuccès dans les longues épreuves qui ont été faites fur mer [b).II résulte de ces épreuves que les horloges marines de M. Ber-thoud Sc de M. le Roi peuvent donner la longitude à moinsd’un demi - degré près , dans l’intervalle de six semaines sc).
(c) Depuis,on a remis cette montre àM. Maskelync pour cn examiner la marchedans son observatoire. II déclare , dansun écrit où il rend compte de cet examen,que la montre ne peut donner que la pré-cision d'un degré en six semaines , Ktcelle d'un demi-degré en quinze jours;(V. Principes de la montre de M. Harrifon.Les épreuves de mer paroilloicnt promettredavantage ; les montres françoifcs ont donnémieux.
(é) Celles de M. le Roi ont été éprouvéesi*. dans un voyage en Hollande, fait en1767 par M. le Marquis dc Courtenvaux ,
fur une frégate construite à ses frais; i°.dansun voyage fait en 1768 à l’îlc dc St Pierre ,près le banc de Terre-Neuve, par M. CafTinile sils. Celles de M. Bcrthoud ont été éprou-vées dans un voyage fait cn ry68 & 17Í9par M. de Flcurieu, Capitaine des vaisseauxdu Roi. Enfin ces différentes horloges, cellede M. Berthoud & celles de M. le Roi ontété éprouvées dans un voyage fait en r 77 ren différentes parties du monde par MM. deVerdun de la Crene , le Chevalier de Borda& Pingré.
(c) Voyages dc MM. de Verdun , de Borda& Pingre, Tome II, p. 57} & fuiv.
Plusieurs