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Tome troisième.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. i Métende la sphère de cet organe, soit que dans la même sphèreelle lui donne une plus grande puissance, rapproche les objets,ou nous les soumet davantage, 6c nous met à portée de lesdétailler 6c de les connoîrre. Les lunettes , cette magnifiqueinvention du siecle dernier, avoit tout à coup été portée à saperfection : Campani a fait les verres les plus forts que l’artait encore entrepris ; ces verres forts exigent de longues lunettesdont 1 ’usage est embarrassant. On ne pourroit produire le mêmeesset fur des objectifs d’un foyer plus court , q u'en employantdes oculaires ou des microscopes plus puissans; alors la lumières’assoiblit ou s’éteint. Si Ton augmente les ouvertures pourlaisser passer plus de lumière, Tesset du prisme se montre, lesimages se colorent, deviennent confuses. Cette aberration quinaît de la différente réfrangibilité des rayons diversementcolorés , a paru une difficulté 5 e une barrière insurmontable àNewton lui-même : il ne se heurta point contre Tobstacle qu’ilcrut éternel , 6c il inventa le télescope de réflexion (a). Maislorsqu’on a voulu faire usage de verres 6c de lunettes fondésfur la réfraction des rayons, il a fallu sc déterminer à établirdes proportions entre les ouvertures des lunettes , le grossisse-ment des microscopes ou oculaires, la longueur des tubes; cesproportions étoient les limites de Tart.

Les choses en font restées à ce point jusqu’en 1747 , queM. Euler fit une application heureuse de la géométrie à la phy-sique, en imaginant de composer des objectifs de deux lentillesde verre, qui renfermoient de l’eau entr’elles (t>) ; les rayons delumière dévoient donc passer à travers deux matières différentes,le verre 6c Teau. La réfringence de ces matières n’est pas la même ;

(u) Supra , Tome II, p. 9? , 154, sLL.(.b) Hook eut aulïì ridée d'introduire desliqueurs dans les objectifs, mais dans des

vues différentes ; c'ctoit pour alonger 1cfoyer.

Supra Tome II, p. i; 6.