DE GASTRONOMIE MODERNE. u 7cn a plusieurs , c’est fans douce pour remédier à la dispersiondes couleurs. Ce que la nature a fait dans les télescopes qu’ellea donnés à l’homme,j l’art peut l’imiter; il doit être possibled’auéantir l’este t de la diverse réfrangibilité des rayons par unjuste arrangement de plusieurs milieux tranfparens (a). Ce rai-sonnement étoic spécieux ; mais comment détruire une expé-rience par un raisonnement ? M. Dollond opposoic toujours lenom 6c {'autorité de Newton.
Ces difficultés avoient tout arrêté jusqu’cn 1755 , que M. Kîin-genrierna , Géomètre Suédois, écrivit à M. Dollond ; il luidonna des raisons si fortes de douter de {'expérience de Newton,que M. Dollond la recommença 6c fut bien étonné de la trouverfausse. En regardant les objets à travers un prisme formé de verre6c d’eau, 6c dont les dimensions soient propres à détruire l’efFccde la réfraction , ces objets doivent paroître à la même hau-teur , 6c , selon Newton , ils dévoient être sans couleurs.M. Dollond les trouva colorés : le prisme, qui n’altéroit pointla situation 6c la hauteur, laissoit voir les couleurs ; un autreprisme combiné pour détruire les couleurs, changeoic la situa-tion 6c la hauteur. La réfringence agistoit donc différemmentfur les rayons colorés , 6c fur le rayon composé qui forme lalumière blanche ; on pouvoit donc détruire la réfrangibilitésans détruire la réfraction. M. Dollond reprit la théorie deM. Euler ; mais en employant les objectifs de verre 6c d’eau ,il découvrit un nouvel inconvénient, c’est qu’il falloit donnerau verre des courbures si considérables , qu’elles produisissentune très-grande aberration de sphéricité ( b ). Cet inconvénientsembloit devoir faire abandonner une seconde fois {'inventionde M. Euler; mais ce font les difficultés qui nous font connoître
(a) Transact. Phil. 17J3. x. azz.
(è) Supra , Tome II, p. & 1 í }.