nS HISTOIRE
nos forces. M. Dollond conçue l’idée heureuse de réemployer quedes verres de réfringence différence; il en choisit deux , le verrenommé crown-glass , qui est en tout semblable à celui de nosmanufactures, Lc le flint-glass, qui est un verre plus composé,où il encre du plomb, Sc qui ayant plus de poids Sc de densité,a plus de pouvoir réfringent. On peut opposer ces verres l’unà l’aucre, Sc faire difparoîtrc les couleurs, en conservant ladifference de leurs réfractions.
M. Dollond, aidé des connoislances de la théorie, Sc entâtonnant dans la pratique par différons estais, réussit à détruiresensiblement l’abcrration de la réfrangibilité. L’obstacle , quiarrêta Nevton, n’existe plus; la lumière,qui passe dans nos téles-copes , arrive à notre œil fans couleurs sensibles. On est débar-rassé de ces iris incommodes, qui empêchoicnt de multiplier lalumière v avec une ouverture Sc une lumière augmentées, on peutemployer des oculaires ou des microscopes plus puilsans; commeles verres font plus parfaits, comme la réunion des rayons est plusexacte, on peut grossir beaucoup l’image des objets, fans crain-dre d’amplifier les défauts. M. Dollond construisit en consé-quence des lunettes de cinq pieds, qui faifoient autant d'essetque des lunettes de quinze ; ces verres , ces lunettes furentnommées achromatiques (a). O'est alors, 6c en 1761, queM. Clairaut y appliqua le calcul, Sc déduisit de la différenteréfringence des deux verres, quelles doivent être les courburesde ces verres pour détruire l’aberration de réfrangibilité.M. d’Alembert s’en occupa de son coté , Sc ces progrès del’optique donnèrent les plus grandes espérances. M. Antheaume,Physicien déjà connu 4 travailla lui-même un objectif de septpieds , qui faifoit plus d’esset que celui de trente-quatre pieds
(<r) co greç signifie couleur, S c précédé de l'« privatif, il signifie sans couleur.