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Tome troisième.
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DE GASTRONOMIE MODERNE. n 9de Campani. M. Dollond le fils, en 1765, perfectionna encorel’invention de son pere, cn combinant deux lentilles concavesde crovn-glass avec une feule convexe de flint-glass ; l’aber-ration de sphéricité mieux détruite par cette addition d’unetroisième lentille , lui permit de donner des ouvertures plusgrandes à ses lunettes. II en fit une de cinq pieds de cetteefpece, c’est-à-dire, ave cun objectif composé de trois lentilles,qui portoit trois pouces neuf lignes d’ouverture ; puis enfinune autre de trois pieds , qui avoit une ouverture égale (a).Cette courte lunette faifoit à peu-près l’effet d’une de quaranteou quarante-cinq pieds construite fur les anciens principes.Enfin M. Jeaurat a fait un travail utile pour les artistes : parle moyen de deux morceaux , l’un de verre commun , Pautrede flint-glass , collés ensemble & travaillés dans le mêmebassin, il a pu mesurer la réfraction de ces matières par la dif-férence des foyers ; ensuite en interposant tantôt un verrerouge tantôt un verre violet, il a pu déterminer les foyers deces différentes couleurs, & connoîcre par conséquent leur dis-persion. Avec ces données, & par le calcul trigonométrique ,il a trouvé les courbures qu’il falloir donner aux différonsverres , &c il en a dressé des Tables qui peuvent servir de guideaux opticiens.

Un champ vaste fembloit s’offrir aux progrès de fart; oncroyoit alors qu’une lunette dc six ou sept pieds égaleroit cesgrands objectifs de cen^& de cent vingt pieds , si incommodesdans l’ufage, qui opposaient tant de difficultés & de fatiguesaux recherches de la curiosité. L’efpérance alloit même plusloin : ces verres de cent pieds ne groffiíToient peut - être quedeux ou trois cent fois les objets, 8 c puifqu’on étoit libre d’ag-

(u) Tunsac, philos. 176;, p. 57.