irî HISTOIRE
neuc, & de produire deux images dont l’écartement, toujoursconstant, est connu par l’expérience; nous le supposons encore4c i 8' : ce prisme , au moyen d’un méchanifme facile à ima-giner , peut fe mouvoir le long de Taxe de la lunette , depuisl’ol'jecstif jusqu’à l’oculaire. Cela posé , on conçoit que, commele rayon ne se partage en deux , pour former deux images ,qu’au sortir du prisme , l’écartcment de ces deux imagessen d’autant plus grand , qu’on le considérera à une plusgrande distance du prisme ; en sorte que si ce prisme est appli-qué contre l’objectif, l’œil placé à I’oculairc verra les deuximages fort éloignées. Mais fl on amene le prisme près del’oculairc , l’oeil recevra le rayon au moment de fa sortie, aumoment où il se divise pour former deux images; & commeleur écartemcnt est encore insensible, il n’cn verra qu’unc.Dans le premier cas, les images paroisTent à une distance me-surée par un angle de i 8 r : dans le second, elles se confondent;& ce changement est produit par la marche du prisme le longde l’axe de la lunette, qui peut être longue de dix-huit pieds.II faudra donc faire mouvoir le prisme d’un pied pour changerla réfraction d’une minute. Comme il n’y a qu’un prisme ,chaque objet n’aura que deux images : deux objets en produi-ront quatre ; & lorsque , par une opération semblable à laprécédente, on aura réduit ces quatre images à trois, le mi-cromètre destiné à mesurer le mouvement du prisme dans lalunette, mesurera auísi l’écartement des images , & la dis-tance des deux objets qu’on a rendue égale à cet écartement.M. l’abbé Rochon a fait usage de cet instrument pour mesurerles diamètres des petites planètes , les distances des iatellitesaux bords du disque de Jupiter ou de Saturne ; on en trou-vera les détails dans les Mémoires de l’Académie. Mais onvoit qu’une petite distance est mesurée par un grand mouvement
du