DE 1/ASTRONOMIE MODERNE. h 7
seconde éloignée de 4/4, puis la double image de la première ,éloignée de l 8^, puis enfin la double image de la secondeécoile , éloignée de l’autrc de 1 8', mais éloignée de 1 1 4 de lapremière étoile. Alors si l'on fait mouvoir circulaircment leprisme, comme la réfraction diminue en conséquence, chaquedouble image se rapprochera de sa compagne; celle de la pre-mière étoile , d’abord éloignée de 18^, ne le sera plus succes-sivement que de quinze, de douze, de neuf. On voit qu’ellese rapproche toujours de l’image de la seconde étoile , quin’est éloignée que de 4/4 ; Lc lorsque le prisme aura parcouru120 0 , rfétant plus éloignée que de 4/4 , elle se confondraavec l'image de la seconde étoile , & l'on ne verra plus quetrois images. A ce moment l’observation est faite ; si nousavions ignoré la distance des deux étoiles , voici commentnous aurions raisonné. Le prisme a parcouru 120°, c’est à-dirc, les deux tiers du dcmi-cercle , la réfraction , suivant laraison des co sinus , a dû perdre les trois quarts de fa quan-tité : elle est donc réduite de 1 8^ à 4.4 ; Lc comme alors ladouble image de la première étoile s’est confondue avec l’imagede la seconde , ce qui reste de la réfraction , ce qui reste dechemin à cette double image pour se rejoindre à sa compagne,est la distance mutuelle de ce s deux étoiles.
Nousn'avons parlé que de deux images pour chaque objet;il y en a réellement quatre , parce que chacun des prismesaccolés en donne deux: mais on n’en doit considérer que deux,Sc les deux autres ne font utiles que pour servir de vérification*Cependant ces huit images pour deux objets, causent quelqueembarras, Sc pourroient faire confusion. M. l’abbé Rochon aimaginé une autre disposition, qui n’a pas le même inconvé-nient. II place dans l’intérieur d’une lunette un prisme forméd'une des substances capables de décomposer le rayon lu mi-