DE L’ ASTRONOMIE MODERNE, royde donner des équations d’un degré fort élevé, & par consé-quent difficiles ôc embarrassantes à résoudre : M. du Séjourpartage en deux dalles les équations qui résolvent le pro-blème ; il considéré à part & celles qui naissent de la posi-tion du plan de l’orbite , Le celles qui dépendent de l’especcde la trajectoire. Cette séparation rend l’examen plus simple ;il arrive à une solution qui ne dépend que d’une équation dusecond degré, Le les plus grandes difficultés font écartées. Sonmoyc-n est: d’employer le rapport des distances de la comete :il s’est aidé des recherches de M. de la Grange , en lui enfaisant hommage ; Le il a vu qu’en se servant du rapportdes distances, au lieu de l’expreiïion même des distances, lerapport étoit toujours linéaire. Mais la méthode de M. de laGrange demande que l’on choisisse des observations peu éloi-gnées ; & il y a du danger à déterminer de grands élémenspar de petites différences. M. du Séjour emploie tout , & lesobservations éloignées, Sc les observations intermédiaires ;celles-ci lient entr’elles les observations éloignées. On peutdonc croire que cette solution sera exacte 6c utile ; elle estsusceptible d’une application commode , ce qui est un grandmérite ; & à cet égard, comme à plusieurs autres, le calculastronomique aura été perfectionné par M. du Séjour.
D’autres Géomètres ont encore mérité de l’Astronomie parleurs recherches ; ils ont éclairé différentes parties de la science.Dans une vue générale , nous ne pouvons détailler ni leurstravaux , ni leurs succès. M. le Marquis de Condorcet a ap-pliqué une profonde connoissance du calcul intégral à unenouvelle solution du problème des trois corps ; mais le mériteen appartient plus à Thistoire de la Géométrie qu’à celle del’Astronomie. M. l’abbé Boscovich a déterminé la courbe quesuit le rayon de lumière dans l’atmosphère ; Le après avoir