DE L‘ASTRONOMIE MODERNE. II y
tion de la terre sur elle-même, & celle qui a été observéedans plusieurs autres planètes , s’accomplit-elle encore dans cemême sens, d’occident en orient ? Ces mouvemens se conser-vent ils dans leur entier, lorsque rien ne dure dans les chosescréées? La rotation est-elle constante, Sc n’est-clle pas sujette àquelque inégalité, comme les autres mouvemens de l’univers?Les altérations que les planètes sc causent mutuellement , serérablistent-clles toujours à chaque révolution, 6c n’ont-ellespas des effets plus durables ? Lés espaces célestes où les astresfe meuvent , font - ils entièrement vides de matière , 6c sil’éther les remplit, ce fluide, quelque rare qu’il soit, ne peut-il pas résister au mouvement ? La forme des orbites des pla-nètes est-elle inaltérable ? SÌ les comètes ont des retours pé-riodiques , est-il sur qu’elles en aient toutes , Sc qu’il n’y enait aucune qui s’écarte , à cet égard , de la loi générale ?Quelle est la nature de leurs queues , celle de la voie lactée ,6c de ces espaces d’une lumière terne que l’on voit dans leciel, 8c auxquels nous avons donné le nom de nébuleuses ? Lesoleil, qui régit tout au centre de notre système, cst-il réelle-ment immobile ? Cette force , cette attraction , qui produittant de phénomènes dans ce système, Sc fans doute dans l’uni-vers , est-elle en eff et une cause primordiale ?
A ces questions hardies, dont quelques-unes resteront inso-lubles, quels que soient les progrès du tems, dont les autresont plus ou moins besoin de sa lumière, le sage répondroitpeut- être, je ne fai : mais l’homme passionné , dévoré dudésir de connoître , irrité par les barrières que la nature luioppose, ne se contentera point de cette réponse; il osera ima-giner , deviner ; il jugera ce qu’il ne peut voir par ce qu’il avu , Sc traçant un plan à son activité inquiété, il saura dumoins où Sc comment il doit chercher. Si les hommes avoient