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Tome troisième.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. zi 7

ne pouvoit pas être admise ; mais elle n’a plus rien qui choque,lorsqu’on substitue k chaque rang de satellites une zone conti-nue. On conclut encore de ces considérations que Saturne doitavoir un mouvement de rotation fur lui-même; parce que sila matière de son anneau a reçu ce mouvement, on ne voiepas pourquoi celle de son globe en seroit privée. Ainsi il a unerévolution diurne, comme la Terre, Jupiter, Mars, Vénus,la Lune , & comme son anneau.

La seconde question a pour objet le mouvement de nosplanètes , qui se fait dans le même sens, Lc dans des planspresque circulaires & peu inclinés fur l’écliptique. On peutdemander la cause de ces conformités ; ou du moins si cesconformités en ont une. Ce fut le sujet du prix de l’Académiedes Sciences de Paris , partagé cn 1734 entre deux pieccs ,dont les auteurs éroient le célébré Jean Bernoully & son fils ,M. Daniel Bernoully , alors jeune héritier du nom St du géniede son pere. M. Daniel Bernoully observe que toutes les pla-nètes font renfermées dans une zone du ciel, qui contient àpeu-près la dix-septieme partie de la surface de la sphère. Orsi l'on considéré les six planètes lancées au hasard dans lesespaces célestes , il y a 1419836 contre i à parier que lescinq orbites ne feront point resserrées dans cette zone , ôcn’auront point la position qu’ellcs ont k l’égard de la sixième,ou de i’orbite de la terre. M. Bernoully en conclut que cetteposition ne peut être l’esset du hasard ; elle est l’eíset d’unccause commune aux planètes , & qui les a toutes forcées dese mouvoir dans le même sens, & dans des orbites peu diffé-rentes (a). On a objecté que les probabilités ne dévoient pasconsidérer les événemens passés comme les é.vénemens futurs.

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(a) .Picce du prix , j$.