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Tome troisième.
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HISTOIRECcux-ci font tous possibles ; ils ont chacun une probabilitéque l’on peut aíligner en nombre : il y a tant à parier contreun , qu’un événement déterminé n’arrivcra pas. Mais lorsqu’ilest arrivé, il n’y a pas à s’étonner qu’entre tous les événemenspossibles, ce soit celui-là plutôt qu’un autre. Sans doute lesloix du fort ne doivent point s’y appliquer; il n’y a plus d’incer-titude pour les choses passées. Mais dans le cas des planètes ,ce n’est point l’inccrtitude des phénomènes qu’on calcule ,c’est I’incertitudc des causes ; St celle là subsiste toute entièrepar notre ignorance , quoique les effets soient opérés depuislong-tems. Seize planètes ont été lancées dans la sphère céleste;les causes ont-elles été dirigées indifféremment vers tous lespoints de cette sphère? Non, puisque ces planètes sc meuventdans une bande étroite du ciel. Ces causes ont-elles agi endissérens sens ? Non , puisque tous ces astres ont la mémedirection. Ces causes font donc semblables; y en a-t-il seizedifférentes, St autant que de planètes, ou n’y en a-t-il qu’une?Ont-elles agi séparément, ou à la fois St en un seul tems ?Voilà l’inccrtitudc qu’on peut calculer. La ressemblance quirégné entre les planètes , tant pour lc sens de leurs mouve-mens que pour la proximité des plans de leurs orbites , nousporte naturellement, St par la vue de l’esprit, à juger qu’uneseule St même cause a produit ces mouvemens St disposé cesorbites. Ce jugement est si naturel , qu’indépcndammcnt detout calcul , il peut avoir quelque certitude. Mais rien n’estréellement certain que ce qui est démontré , St la conclusionque nous tirons ici ne lest pas. Elle est donc accompagnéed’une legère incertitude, que l’on évalue par le calcul des proba-bilités; & certe incertitude est comme l’unité contre 14198 5 6»Cette conclusion est confirmée par une autre considération. Lescomètes font des planètes comme celles qui se meuvent dans