DE L’A STR O N O M T E MODERNE. r 3 j
de ces planètes une équation de 3 0 49^, 6 c à la seconde uneéquation de 9° 1 5' pour deux mille ans. M. de la Lande, parde nouvelles recherches, a réduit ces équations à 3 0 23', &à j° i 3, (a). II en résulte que dans cet intervalle de. vingtíìccles, Jupiter, qui a accéléré son mouvement est plus avancéqu’il ne devroit Terre de 3 0 23^, 6 c que Saturne , qui aralenti fa marche , se trouve en arrière de 5 0 t 3^ (è). Le pre-mier objet de recherche est de savoir si cette altération desmoyens mouvemens 6 c des révolutions naît de faction réci-proque de ces planètes lune fur Tautre. M. Euler s’en estoccupé dans la pìcce qui a remporté 1 c prix de TAcadémie en1752 ; il trouve en effet que le mouvement de Jupiter s'ac-célerc , §c que celui de Saturne sc ralentit. Mais il y a cettedifférence entre la théorie 6 c l’observation , que , suivant lathéorie , Tune sc ralentit précisément de la même quantitéque Tautrc s’accélerc , au lieu o jU e , suivant les phénomènes ,Saturne paroit se ralentir plus que Jupiter ne s’accélere. Cesmêmes phénomènes ne fournissent pas, pour le ralentissementde Saturne , une quantité si grande que ie donne la théorie deM. Euler ; mais cette théorie confirmant la conjecture deJacques Caílîni montroit que ces altérations, quoique cons-tantes dans une longue durée , ne dévoient cependant pasTêtre toujours. Le ralentissement 6 c Taccélération dévoient sesuccéder , 3 c tout íe rétablir après trois cent vingt-quatremille ans. M. Euler avouoit à la vérité que quelques legerschangemens , qu’il s’étoit permis pour éviter des difficultésinsurmontables d’analyse , pouvoient faire que ces variations
(a) Astr. Tome I , p. j $1 ; & les Tables ,p. 137 & Mi.
(ó) M. ^'argentin n’a meme trouvé que i°
1 1' ^'accélération eu líoo ans pour Jupiter,& nous j y' ( Idiot. AcjU. aes Sciai. 1768 ,p. 71; j 16.