devons croire à la régularité & à la constance du mouvementdiurne , jusqu’à ce que le tems nous ait dévoilé des phéno-mènes contraires, ou des raisons de présumer ces phénomènes.Si l’cxpérience nous enseigne que tout change ÔC tout variedans la nature , c’cst plus ou moins sensiblement, Sc la mêmeexpérience nous autorise à croire que s’il y a une altérationdans la durée du jour , elle est si petite qu’elle est insensible ;& relativement à nos sens bornés, aux observations qui nousfont permises, il existe jusqu'ici pour nous une véritable cons-tance dans ce phénomène; c’est tout ce qu’il nous importe desavoir. L’Académie Impériale de Pétersbourg a proposé cettequestion de l’altération du mouvement diurne de la terre pourle sujet du prix de cette année i 7 8 i, Sc la question sera bientôtéclaircie, si elle peut l’être.
Ou peut donc supposer dans les mouVCmenS des globes quitournent fur eux-mêmes, une certaine constance que les obser-vations n’ont point encore démentie; mais il n’en est pas demême de ceux par lesquels ces globes parcourent leurs orbites& marchent à travers les espaces célestes. Ces mouvemens ,jusqu’ici Sc dans le peu de siécles qui ont été donnés à Gastro-nomie, ont paru susceptibles de quelque altération , du moinsl’obíervation en a reconnu une sensible dans les mouvemensde Saturne , de Jupiter, de la Lune, Sc peut- être même dela Terre. Nous ne parlons point des inégalités qui font pério-diques, Sc qui finiíìcnt 5c se renouvelcnt à chaque révolution;nous parlons de celles qui ont paru croître constamment , Scqui «'accumulant avec les siécles, ont forcé les Astronomesd’établir des équations , que , par cette raison , ils ont nom-mées séculaires. Quelle en est la cause? Voilà la question qu’onpeut faire, Sc que nous devons discuter ; nous commenceronspar Jupiter Lc Saturne. M. Halley avoit donné à la première