DE L’ASTRONOMIE MODERNE. r;zSc l’altération des moyens mouvemens s’est anéantie. On n’ctipoursuit trouver une qu’en allant jufqu’aux quatrièmes puis-sances ; mais les quantités de cet ordre font fi petites qu’il ya lieu de croire , fans prendre la peine d’un calcul long 6Cpénible , que l’altération qui en réfulteroit, feroit absolumentinsensible (a). II faut avouer cependant que ces quantités né-gligées pourroient laisser quelque incertitude ; mais nous appre-nons que M. de la Grange vient de démontrer dans les Mémoiresde l’Académie de Berlin, que l’attraction réciproque des pla-nètes Sc la non sphéricité de leurs globes ne peuvent produireaucune altération ni dans les moyens mouvemens, ni dansleurs révolutions. Sa méthode est aussi ingénieuse qu’elle estsimple Sc rigoureuse. Les forces perturbatrices étant supposéestrès-petites, comme elles le font dans notre système, à l’égardde la force solaire , M. de la Grange fait voir que la naturede la courbe décrite ne change point ; l’orbite altérée estencore une ellipse, dont seulement la position Sc les dimensionsfont variables à chaque instant. Le changement du grand axepeut seul influer sur la révolution ; Sc M. de la Grange dé-montre que ce changement du grand axe peut toujours êtreexprimé par des sinus ou des cosinus d’angles , excepté dansdes cas qui n’ont point lieu dans notre système. Toutes les va-riations du grand axe, Sc celles de la révolution qui en dépen-dent , font donc périodiques (b). Cette démonstration est untrait de lumière dans la théorie générale des corps célestes ;elle apprend que ces corps peuvent se déranger, mais passagè-rement. Ces forces íe balancent, l’équilibre se rétablit avec lctems ; Sc tout à cet égard est ordonné pour la conservation.
Méin.'Acad. des Sc. 1771, i e Par. p.3 J 1.(b) Mém. Acad, Berlin pour 177 6.
Gg
00 Mémoires présentés à l’Acad, 1773 ,p. xir.
Tome III .