Band 
Tome troisième.
Seite
234
JPEG-Download
 

234 HISTOIRE

Si le tcms de la révolution des planètes paroît susceptiblede changer constamment, ce n'est point à la gravitation descorps célestes qu’il faut en demander la cause. Mais avant dela chercher, nous devons dire que le mouvement de la lune ôccelui de la terre , ou le mouvement apparent du soleil, sem-blent s’êtrc accélérés depuis que l’Astronomie est cultivée.M. Richard Dunthorne , feu M. Mayer de Goettingue , ôcM. de la Lande ont déduit tous trois des observations ce phé-nomène (a). II n’y a pas moyen de représenter à la fois, Ôc parlin mouvement uniforme , les observations de la lune, faitesquelques siécles avant notre erc par les Chaldéens ôc parHypparque ; celles qui ont été faites depuis chez les Arabes,dans le dixieme siécle ; ôc celles que nous saisons aujourd’hui.On voir , en suivant les observations , placées à ces distancesdans ce long intervalle de tenis, la preuve d’unc altération.

M. Mayer établit l’équation séculaire qui en résulte, d’un degréenviron en deux mille ans; voilà pour la lune. Quant au soleil,l’accélération de son mouvement n’est pas si bien constatée ;M. Euler l’a soupçonnée le premier, ôc l’a supposée de i° 7' c ndeux mille ans (b). Nous avons voulu ajouter à cette opinion quelques probabilités vraisemblables, que les observations ne peu-vent démontrer. Presque toutes les années des anciens peuples,dont quelques - unes parodient déterminées avec précision ,font toutes plus longues que notre année actuelle (c); celle quel’on déduit de la période antique de 600 ans est de 363' y h ,j \ 3 6 ff , plus longue que la nôtre de z r". II est difficile de

(a) Transactions philosophiques, 1749,n". 491.

Mém. dc Gœttingue , 17ji, p. 333.

M. de la Lande, Mém. Acad. Sc. 1767,p.4xí.

Bailly, Mém. Acad. Sc. 1763 , p. 19.

(b) Voy. fes Opuscules publiés en 1746,& lesTranf. philos. 1749 > n°. 493.

(c) Astron. anc. p. 66, 1105 Astr, mod.Tome I, p. 449,