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Tome troisième.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. r6zLes vérités que nous avons exposées , les conjectures parlesquelles on a quelquefois essayé de réunir celles de ces véritésqui semblent séparées , ou de trouver des causes à des appa-rences singulières, à des phénomènes isolés, forment un tableaude l’Univers ; univers immense où une infinité de soleils ontchacun leur empire particulier, èc dont notre grand systèmesolaire ne sait qu’unc très - petite partie. Le soleil qui nouséclaire, qui régie tous les mouvemens des planètes, occupe lecentre de notre système , & nous savons supposé immobile ;mais cette supposition est-clle légitime? Le soleil est il dans unrepos absolu ? C’cst ce qui nous paroît difficile à croire dansun monde dont le mouvement est la vie. Tout naît, tout meurtpar le mouvement : chaque portion de la matière en est suscep-tible; il n'en est aucune, qui à chaque instant ne tende à semouvoir , dc si elle reste en repos , c’cst que fa force est tenueen équilibre par une force contraire. Si l’Êtrc suprême a ainsirépandu partout avec profusion dans la matière inanimée lafaculté de se mouvoir, si les plus petites molécules en lontrevêtues , pourquoi la grande masse du soleil en scroit-elleprivée ? Nous ne voyons point q u'elle ait de mouvement; est-ceune raison dc croire que ce mouvement n'existc pas ? Nous nepouvons en juger que par 1c changement de relation avec lesobjets environnans ; le soleil n'en a point, ou n’cn a qu’à unedistance infinie. Cette distance, que nos mesures n’attcigncntpas, qui passe même nos conceptions, peut changer, &í beau-coup , fans que nous nous en appcrccvions. L’infini , où notreesprit sc confond sc perd, peut,être augmenté ou diminué;il restera toujours infini , c’cst à-dire , quelque chose de tropvaste pour nous. Nous avons dit que l’éloigncment des étoilessurpassent deux cent six mille fois celui du soleil. Si cet astres’étoit rapproché de ces étoiles, êc nous cn avoit rapprochés