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nous-mêmcs , de manière que leur éloignement fût réduit kdeux cent mille fois la distance d u soleil à la terre , ce chan-gement nc fcroit point sensible ; la parallaxe annuelle de cesfixes nc feroit ni moins petite, ni plus observable: cependantle soleil se feroit avancé vers ces étoiles d’une quantité égale ksix mille fois fa distance k la terre ; ce qui vaut environ deuxcent mille millions de lieues, Sc nous ne nous en apperccvrionspas! La terre est le centre des mouvemens de la lune, elle est im-mobile à l’égard de cette petite planète; la terre, en décrivant fapropre orbite autour du soleil, emporte la lune avec elle. L’em-pire de la première, la dépendance de la seconde ont leur effetentier, comme si la terre étoit en repos. Imaginons une tablehorizontale , fur laquelle un corps décrive un cercle autourd'un point par un méchanifme quelconque; si on fait mouvoirla table , le mouvement du corps rèstêra ìc ílìême. II n'estquestion que d’imaginer une table plus grande, où l'on puisseplacer le soleil au milieu , les six planètes qui tournent autourde lui, Sc les dix satellites qui tournent autour d’elles; on con-çoit que cette table, ainsi chargée, peut fc mouvoir en empor-tant tout avec elle, & fans rien changer k aucun de ces mou-vemens. On conçoit encore qu’un œil fixé à cette table , neconsidérant qu’elle, ne voyant rien de changé en elle, ne s’aprperçoit point de son mouvement. II en est de même du soleilqui, s’il fc meut, mene k fa fuite les sujets qui dépendent defa puissance Sc le cortège qui fait fa grandeur ; 8c nous , qui,sommes une partie de ce cortège, qui habitons en dedans ditsystème, nous voyons que tout s’exécute Sc fe renouvelle dansun ordre immuable autour du soleil. Nous ne nous éloignons,ni ne nous approchons des étoiles que nous voyons de si loin ;nous n’avons aucun indice du changement, tout nous persuadel'immobilité absolue du soleil. Mais cette image du repos
physique