Band 
Tome troisième.
Seite
269
JPEG-Download
 

DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 2 s 9il ne nous reste pas aster de rems pour en a pprécicr les preuves;les favans les jugeront. Nous voyons feulement que l’auteurpréfente fes idées avec clarté &. ses objections avec une politessedigne d’éloges. Nous savons que M. le Sage, citoyen de Ge-nève , Lc correspondant de l’Académie des Sciences de Paris ,est occupé , peut être depuis trente années , à la recherche decette cause méchanique. Ce te m s de trente années ne paroîtrapoint long, si l’on fait attention à la multitude des faits qu’ilfaut expliquer, à la difficulté d’imaginer une cause qui puisset o ut embrasser ; òc cette constance n’étonnera point dans unesprit doué d’une grande profondeur, êc capable d’un courageégal à l’importance de l’entreprife. Le seul moyen d’applanirles difficultés , de renverser les obstacles , est de les presser detoute la force de notre esprit, d’cmployer contr’cux tout letems que la nature nous donne. Un homme, qui atteint son objetavant de mourir, ne doit point regretter la dépense de sa vieentière. M. le Sage a remporté en 1758 un prix de l'Acadé-mie de Rouen sur la cause méchanique des affinités, qui nefont que les attractions particulières des corps. C’cst là qu’il aposé la base de son système ; la gravité y naît dc l’impullion.Le mouvement d’un fluide y produit ce grand phénomène ;mais ce fluide n’est point semblable à celui de Dcscartes & defes imitateurs, dont la marche en tourbillons fou fl toit les plusfortes difficultés. Celui de M. le Sage se meut en ligne droite:les corpuscules en font lancés de toutes parts & dans toutesles directions ; ils font doués d’une grande vitesse, ils font très-petirs & séparés par de grands intervalles ; capables par con-séquent de se croiíer sans se nuire, d’agir fur la partie solidedes corps, & , au moyen dc leurs pores , de les traverser pouraller agir au-delà. Nul obstacle n’arrête ce fluide, comme nulobstacle n’cmpêche l’attraction ; nous te pouvons en dire