z<?o HISTOIRE
Ammon , couverte d’ime peau de bélier. Cela ne femble-t-ilpas signifier que l’équinoxe , représenté d’abord par Hercule ,l’étoic alors par Jupiter Ammon , Sc avoir passé du Taureaudans le Bélier. Nous observerons feulement, en citant ces faits,qu’ils ne prouvent pas que l’institution de ces usages soit égyp-tienne ; nous avons encore des usages Sc des fêtes, des com-mémorations dont l’origine est: également éloignée de nous, Scpour le tems Sc pour le lieu , Sc dont les motifs font presqueensevelis fous les siécles. On ne peut appercevoir ici que latrace du changement de l’équinoxe : on la trouve encore dansl’ufagc des Persans, qui nomment par les lettres de leur alpha-bet les douze signes de l’écliptique ; la première , la lettre Adésigne le Taureau (a). II paroît donc bien prouvé que l’équi-noxe a commencé jadis ce signe.
Nous avons été plus loin : nous avons vu qu’avant cetteépoque de 1500 ans Lc plus de 3000 ans avant notre ère ,les livres anciens , les traditions parlent des Pléiades , desconstellations Sc des signes de l’écliptique ; nous avons présuméque la division primitive du zodiaque devoir être reculée deplus de vingt siécles, Sc attribuée a u tems où l’équinoxe duprintems répondoit au premier degré des Gémeaux. Le premierdéplacement est une conclusion astronomique, le second n’étoitqu’une conjecture : en la formant , nous n’avons eu aucunégard aux signes caractéristiques du mouvement du soleil ,c’est-à-dire , à l’Ecrevisse, au Capricorne Sc à la Balance , Scvoici pourquoi. C’cst que nous ignorons quand ces caractèresont été introduits dans le zodiaque. Nous aurions pu tirer desconclusions pour une époque où ils n’existoicnt pas. La divisiond’im cercle, d’abord en quatre parties, ensuite en douze est
(a) Chardin, Tome V , p. 84.