DE L’ASTRONOMIE MODERNE. i 95lorsque l’équinoxe tomboit au premier degré du Taureau. Sousla fin de ce ligne, on voie deux chars fur chacun desquels est unAgneau ; voilà les Gémeaux , & le rems du renouvelement del’efpcce. L’Ecrevisse n’y est pas ; mais on rencontre fous celigne &c fous celui du Lion , les deux Anes , le boréal & l’auf-tral , qui font encore les noms donnés dans nos Catalogues àdeux étoiles de l’Ecrevisse. Cependant il faut remarquer i°. queles constellations de ces deux Anes ont une étendue de plus dequarante degrés , depuis le dixieme degré de l’EcrcviíTe jufqu’auvingtième du Lion ; Lc les deux étoiles ne font pas éloignéesentr’elles d’un degré. 2 0 . Que la constellation désignée par l’Aneaustral finissant au vingtième degré du Lion, n’a rien de com-mun avec l’écoile aujourd’hui désignée fous ce nom , puisquecette étoile répond actuellement , à peu-près, au cinquièmedegré du Lion. Áu lieu d’avoir eu une marche progressive,depuis Rétablissement de cette sphère déjà ancienne , elleauroit rétrogradé de quinze degrés; ce qui est impossible. Cefait prouve qu’il y avoir là une constellation qui a été détruite;voilà l’excmple d’un changement notable. En avançant, 011rencontre sous le Lion une couple de fléchés , qui font tropéloignées du Sagittaire pour y faire aucune allusion. La Viergetenant deux épis, y est parfaitement caractérisée comme dansnotre zodiaque, à la même place ; elle est, fous le signe quiporte son nom , différente en cela du Taureau , qui, commenous venons de le voir, est fous le Bélier. 11 y a donc plus dedistance entre ces deux constellations de la Vierge ôc duTaureau dans la sphère persienne que dans la nôtre; c’est unarrangement &. une succession différente. On trouve à la fuitede la Vierge , Sc immédiatement après elle , une de ces pou-tres armées d’un foc , qui fervoient à ouvrir la terre , & quiont été les premières charrues. Ce feroit donc encore une
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