DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 313
tard onr attaché des constellations à ces signes ; da moinssuivant une conjecture que la vraisemblance autorise. Maisquel que soit le peuple auteur de cette institution , que cesoient les Chaldéens , les Grecs ou les Egyptiens mêmes, ladate de Tan deux mille cinq cent dix-huit ans avant notre ère,çaroît la plus ancienne que l'on puiste assigner au partage desétoiles zodiacales en onze ou douze constellations. Les Chinoisles Indiens ont eu long - tems auparavant la division endouze signes : mais ce font des signes abstraits, des portionségales du cercle, fans nul rapport avec le ciel étoilé ; Sc onn’en peut rien conclure, ni fur l'époque de cette division , nifur le peuple qui l’a exécutée.
Si nous avons discuté les principes, qui fervent de base auxrecherches de M. Dupais, c'est par un sentiment d’estimepour son travail ; c’est parce que ses principes tiennent auxquestions intéressantes de la division du zodiaque Le de l’anti-quité de l’Astronomic. Nous avons cru qu’il feroit utile Sc à lascience, Sc à M. Dupuis même, d’cxpofer dans cette histoireles doutes Sc les réflexions que nous a fait naître la lecturede son ouvrage. L'idée de puiser, dans les levers Sc dans lescouchers successifs des étoiles , le sens allégorique des fables ,Sc la succession des Héros de la Mythologie, est une idée très*ingénieufe ; mais comme les étoiles conservent toujours lesmêmes distances Sc les mêmes relations entr’ellcs , comme ceslevers Sc ces couchers fc succèdent dans un ordre à peu-prèssemblable , il ne paroît pas que ces explications paillent êtreuniquement liées Sc à une époque, & à un climat. On peut,fans doute, en transporter un grand nombre, Sc pour le temsSc pour le lieu: Sc si une partie de ces explications ne pouvoitpas subsister, on en tireroit une conclusion que nous croyonstrès-vraie , c’est que toutes les fables n’ont pas la mêmeTome .11 I, R r