Band 
Tome troisième.
Seite
312
JPEG-Download
 

j i x HISTOIRE

écoit , non le premier, mais le second signe après l’EcreviíIc6c le solstice.

Cependant ce changement , le nombre même d’onzeconstellations prouvent que les Chaldéens ont voulu établitquelque conformité entre leurs nouveaux astériímes 6c lessignes anciennement établis. Ils auroient pu admettre un plusgrand nombre de constellations , ou se borner aux neuf déjàdestinées dans la sphère persienne. II est donc naturel d’cnconclure qu ils ont eu soin de placer les équinoxes 6c les sols-tices au commencement des constellations. Lorsque les Grecsont emprunté cette sphère , douze ou treize siécles avant notroère , les points équinoxiaux 6c solsticiaux répondoient auxquinzièmes degrés : enfin lorsqu’Hypparque a renouvelé l'As-tronomie , il a observé ces points aux premiers degrés desconstellations du Bélier , de l’Ecreviflè, de la Balance ôc duCapricorne; 6c comme il a enseigné dans le même tems queles étoiles s’éloignoient fans cesse de ces points, 6c s’avançoientconstamment le long de l’écliptique, on a laissé depnis lui cesconstellations suivre leur marche progressive, 6c on a conservéleurs noms aux places ou elles étoient il y a deux mille ans.Les douze signes reculent à travers les étoiles avec l’équinoxe,avec le commencement de Tannée : ces signes ne sont plus queles divisions égales de l’écliptique ; Sc en séparant ainsi les signesdes constellations, nous suivons aujourd’hui un usage antique,qui, si Ton en excepte les Chaldéens, a été général parmi tousles anciens peuples de TAsie.

Nous ne connoissons point de faits dans Tantiquité , quicontredisent ce que nous établissons ici. Les douze signes n'ontété alors, comme ils le sont aujourdhui, qu’une division dela révolution solaire; ils n’ont été jamais rapportés aux étoilespar les Nations de TAsie, Ce sont les seuls Chaldéens, qui plus

tard