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Tome troisième.
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DE L’ASTRONOMÏE MODERNE. 3*5

Caíïìni 6c leurs contemporains ont fait le dénombrement duciel. Dans ce siccle fl fertile en découvertes , Galilée avoirobservé que le pendule oscille en tems égaux ; Huyghens enavoit fait une application heureuse à la mesure du tems , &les horloges perfectionnées mefurercnt les espaces célestes ,comme la durée. Plusieurs individus dominoient ainsi par legénie , &C tout le reste éprouvoit leur influence. Alors de nou-veaux instrumens étoient inventés , de nouvelles perfectionsleur étoient fans cesse ajoutées; les mouvcmens célestes furentsuivis dans leurs moindres détails , tout fut mesuré avec uneprécision jufqu’alors inconnue. Cette exactitude est encore unesupériorité moderne , du moins quant aux moyens ; car noustenons de notre habileté ce que les anciens n’obtenoient quede la constance 6c du rems. Dans les quatre-vingt premièresannées du dernier siécle, l'Europe entière éroit en mouvementpour les sciences; les observations étoient multipliées, la terremesurée; Richer alloit à l’équateur , pour y découvrir la va-riation de la pesanteur fur le globe. Mais il ne fuffifoit pasque l’efpcce humaine eût porté partout fes pas 6c fes efforts ,il falloit que la théorie pût marcher avec l’expérience, afin dediriger fes recherches , & de comparer fes résultats. Defcartes,en perfectionnant la géométrie , avoit préparé une mesureuniverselle pour tout ce qui est susceptible de rapport & decomparaison. En unissant cette science à l’algebre , il les rendittout>.s deux plus vastes 6c plus utiles; Lc lorfqu'il tenta d’ap-pliquer la méchaniquc à l'Astronomie, de comparer les grandsressorts de la physique céleste avec ceux que nous avons dans nosmains 6c fous nos yeux; s’il fe trompa, s’il manqua son objet,jl nous a familiarisés avec une nature, qui ne paroît plus impo-sante que parce qu’elle est plus loin de nous.

Les hommes, qui viennent les premiers , travaillent poux