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Tome troisième.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 333

la difficulté de les observer; ils ne font tous visibles que parde très-fortes lunettes. Ces lunettes étoicnt jadis grandes 8 cembarrassantes. Les observations qu’il faut répéter, ont besoinde plus de facilité ; mais les verres achromatiques ayant aug-menté la force des courtes lunettes , 8c pouvant l’augmenterencore , il viendra peut-être un tems ou cette carrière s’ou-vrira devant les jeunes Astronomes.

Un objet de recherches commencées il y a une infinité desiécles, 8c qui n'est pas rempli, c’est la description du ciel 8c lanomenclature des étoiles. Hypparquc Sc Ptolémée en avoientcompté mille , dont les positions furent consignées dans unCatalogue. Flamsteed a augmenté considérablement cette no-menclature ; mais les Astronomes savent qu’ils apperçoiventtous les jours dans leurs lunettes beaucoup d’étoiles, qui ne

font point dans les Catalogues. Les comètes traversent sou-vent des parties du ciel qui n'ont pas été décrites , 8c rencon-trent des étoiles dont la plupart font inconnues. Flamsteedn’a donné que trois mille étoiles à la partie boréale du ciel ;M. de la Caille en a trouvé dix mille dans la partie australe.L’hémifphère qui nous est visible , doit être auffi riche quel’autre ; il en résulte que nous ne connoissons pas la moitiédes astres qu’il renferme , même fans y comprendre ceux dontla petitesse échappe à l’obfervation. La description généraledu ciel est donc encore un ouvrage à faire ; elle demande unobservateur zélé. Si les horizons de Paris 8c de Londres ,souvent couverts de nuages , ne laissent point assez de fuiteaux observations pour cette vaste entreprise , la France méri-dionale offre un ciel plus serein 8c de plus belles nuits. Leprojet de M. de la Caille étoit de s’y transporter , pour ache-ver la description qu’il avoit commencée à l’extrémité dumonde. II aura fans doute quelque imitateur, qui héritera de