z;5 HISTOIRE
La lumière de quelques étoiles est colorée; cette couleur peutproduire des phénomènes qu’il est utile de connoîtrc. M. duSéjour soupçonne que la réfraction des étoiles pourroit en êtrealtérée. Ce phénomène délicat Sc très-difficile à saisir, feroicinfiniment curieux.
Ces mesures pourroient encore s’étendrc au cinquième satel-lite de Saturne , qui disparoît dans une partie de son orbite ,Sc à l’anneau même qu’on perd de vue lorsque l'on ne le voitplus que par son épaisseur. On pourroit déterminer quellesferoient les lunettes qu’il faut employer pour voir toujoursce satellite, Sc pour ne perdre l’anneau de vue que dans lescas où nous sommes au-dessous de fa partie éclairée. On pour-roit ainsi estimer l’épaisscur de cet anneau , en comparant lalumière de fa surface à celle de son épaisseur; Lc puisque déten-due de cette surface est connue, ceilç de l’épaisseur le seroitégalement.
Si les lunettes se perfectionnent, si leur force est considéra-blement augmentée, on décidera la question de la rotationde Vénus. On découvrira celle de Saturne , Sc peut-être cellede Mercure même ; on fixera les loix de cette rotation déjàsoupçonnée par M M. de Mairan Sc de Goinpi (a), il est possi-ble que les mêmes causes qui ont donné le mouvement àl’univers , en assujettissant les révolutions périodiques à desloix générales , aient enchaîné les révolutions diurnes par desloix semblables. Une autre recherche importante est celle quiauroit pour objet la figure de la terre , Sc la dissimilitude oula ressemblance de ses méridiens ; mais cette recherche dépendd’opérations qui ne peuvent être que l’ouvrage des Princes ÔC
(a) Mairan, Mém. dç l’Acad. dcsScun,
M. le Chevalier de Goinpi , Journal desSaY. JauYicr 17 6 S*
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