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Modèles de menuiserie : choisis parmi ce que Paris offre de plus nouveau, de plus remarquable et de meilleur gout : accompagnés de détails et développemens qui doivent en faciliter l'exécution ; suivis d'un abrégé de l'art du menuisier, et d'un traité des escaliers / auteur et dessinateur de l'ouvrage: m. Bury, architecte; graveurs: mm. Normand, Thierry, Hibon, Olivier; auteur et rédacteur du Traité de construction: m. Crussière
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petites cariatides et autres détails convenables au sujet.

Celle du bas est une ancienne construction en bois ,qui servait de décoration à un bureau de loterie. Elleest présentement abandonnée, et en fort mauvais état ;mais sa décoration fine, ferme et sévere , et un certaincaractère monumental, lui ont fait trouver place dansce recueil, comme modèle recommandable.

Planche 6o.

Pour compléter ce choix de devantures de boutiques ,on ne pouvait mieux faire que de donner celle de 1 ar-murier de la rue de Richelieu , qui est formée , commeon peut le voir, par des faisceaux de lances qui serventde pilastres aux portes ; portés sur un simple stylohate,ils soutiennent une frise où est l’inscription et une vaste

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enseigne, l’une des plus riches et des plus importantesde la capitale.

Cette enseigne se compose d’armes, de drapeaux etd’attributs de chasse, bien ajustés avec des armoiries, etqui forment plusieurs trophées. Elle s’élève fort au-des-sus de la boutique , qui lui tient lieu de soubassement,et monte jusqu’à la hauteur du premier étage. On voitqu’on a eu l’intention de produire de l’effet, et quel’on n’y a réussi qu’en partie; cette composition, tellequ’elle est, pourra donner lieu à d’autres décorationsplus satisfaisantes, si l’artiste fait entrer dans sa composi-tion des détails de plus haut style, et met à contributionles différentes espèces d’armes que fabriquent ou fabri-quaient jadis les armuriers ; parmi ces dernières il en estde très-pittoresques.

CAHIER.

ONZIÈME

principes.

Ce cahier et le suivant renferment les principes lesplus nécessaires à la bonne exécution de la menuiserie.Après avoir rapporté les plus beaux exemples de cetart, sous le rapport de la décoration , on n a pas cruinutile d’exposer les principaux moyens dont on se sertpour parvenir à faire des ouvrages beaux et solides ;ainsi, loin de prétendre donner un traité complet demenuiserie pratique, onrappelera seulement les méthodesles plus usitées, en donnant toutefois quelques dévelop-pemens aux points qui offrent des difficultés. On va doncparler des assemblages de toutes espèces, de la construc-tion des corniches et des ordres entiers d architecture ;des moyens de fermeture pour les boutiques, de la ma-nière de confectionner les ouvrages légers et vitres ; unaperçu du système de Philibert de l’Orme, au moyenduquel on construit en planches des voûtes et des cou-vertures de la plus grande dimension, sans le secours dela charpente ; enfin, un traité de la construction des es-caliers , dans lequel on entrera dans tous les détailsqu’exige cette partie importante. On commencera parles principes de géométrie les plus utiles au menuisierpraticien, tant pour l’exécution des travaux qui offrentdes difficultés, que pour leur toisé.

Planche 61.

Les fig. i, 2, 3 représentent des angles droits, aiguset obtus : bac est un angle droit, ayant pour mesure90 degrés ; par conséquent bac est un triangle rectangle;fig. 2 def, est un angle aigu ou ayant moins de 90°. ;fig. 3 ghi, est un angle obtus ou ayant plus de 90°. La fig. 4indique la maniéré de mesurer un angle quelconque sansse servir de la fausse équerre; il faut placer une toisedans 1 angle à mesurer et prendre les distances des pointsi et 1 au sommet k; on rapporte ces différentes mesuressur le papier et 1 on a un angle semblable à ilk. Par lafigure 5 , on voit que pour lever un calibre, on appliqueun feuillet sur la baie m, terminée par un arc surbaisséen o, et on suit le pourtour de la courbe avec un crayonou une pointe n. Lorsque la courbe a une certaine éten-due , fig. 6, on préfère employer une règle p, placée à lanaissance du eeintre, et on cote les distances de la règle

aux divers points de la courbe, comme : 1,1, 3 , etc. Lafig. 7 représente un profil q, qu’on peut relever au moyend’une règle s. On la monte et descend au droit de chaqueligne horizontale du profil, en la maintenant d’aplombavec une équerre t, et on trace.ces lignes sur le feuilletr; ensuite on prend de la même manière les saillies desmoulures.

Les fig. 8, g, i o et 11 indiquent des profils contenus dansun carré parfait, avec les centres d’oû on peut les tracer.Dans les fig. 8 et 9 les arcs xx, qui sont des quarts deronds compris exactement dans les carrés abcd, se tra-cent des points D et B, comme centres. Eig. 10. Pour ladoucine Ayc les arcs x et z se tracent des points e et f,de la ligne qui coupe le carré abcd en deux parties égales.C’est par le même moyen qu’on trace le talon AC , de lafigure 11 ; les centres sont en e et F.

Les fig. 12, i 3 , 4 et i 5 sont des profils contenusdans un parallélogramme; les lignes ponctuées indiquentles opérations. Fig. 12. Si vous tirez la diagonale gi dansle rectangle ghij, et que, sur le milieu de gi, vous éle-viez une perpendiculaire kl , la rencontre de cette ligneavec le côté ij, sera le centre d’où l’on doit décrire l’arcx du quart de rond. Dans la fig. i 3 , c’est la même opé-ration renversée; le centre est en m, rencontre de kl etde gh. Eig. i 4 et i 5 : tirez les diagonales gi, partagez-lesen deux parties égales aux points yy, et sur chacun desmilieux de ces lignes a et b, élevez les perpendiculairesac, bd; la rencontre de ces lignes avec les côtés du rectangledonneront les points c, d, qui seront les centres des arcsx et z qui composent la doucine, fig. i 4 , et le talon, fig. i 5 .

Lascotie, fig. 16, est plus compliquée, mais on voitdistinctement que les centres sont aux points e, f, g et k;pour les obtenir, après avoir foi'mé le rectangle nopq, ondivisera son côte NP en trois parties égales; puis, prenantpour rayon une de ces parties et pour centre le point e,on tracera le quart de cercle or ; on divisera en 4 partieségales le rayon eR; on portera une de ces parties sur saprolongation en f, et, de ce point, on fera l’arc xr; lamoitié du rayon xf sera portée en g, centre de l’arc xz; enfinxg se portera de P en h, on joindra les points h, g par uneligne sur le milieu de laquelle on élevera une perpendi-

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