DU MOUVEMENT EOCAL. 173parfaitement pleine , sansqu’elle puisse ni secondenses: ni se raréfier , comme fait une épon-ge qui se comprime ou dilate à cause de sespores : si enfin elle est renfermée en quelquelieu d'où elle ne puisse sortir en aucune façon 5alors un corps dur , qui aura commencé de semouvoir au milieu de cette liqueur , continue-ra de le faire aussi librement que dans le vui-de , & ira jusqu’aux excrêmitez de la liqueur ,où rencontrant un obstacle inébranlable , il seréfléchira avec la même vitesse , & ainsi semouvra éternellement. La raison en est , quelorsqu'un corps dur se meut dans une substan-ce liquide , il se fait une réflexion d’impetuo-sité qui se communique dans un moment à tou-tes les parties de la liqueur , enserre que lecorps se mouvant pousse les parties de la li-queur qui se trouvent au devant ; & ainsi il de-vroit s'arrêter s’il n’y surveuoit autre chose :
( parle §. 18. ) mais ces parties de la liqueurétant poussées, en poussent d’autres, & ainsi jus-qu à l’extrêmité > d’où il se fait une réflexionpar laquelle les parties qui se trouvent aprèsle corps dur , font poussées avec la même for-ce pont suivre ce même corps. Parce que tou-te la liqueur étant renfermée, Sc ne pouvant secondenser, & n’y ayant point de vuide ; il n’estpas possible que les parties qui devancent 1ecorps, se meuvent, fans oue les parties quisuivent le même corps , ne se meuvent aussiavec la même force. Ainsi autant que le corpsdur est retardé par les parties qui le précédent,autant est-il repoussé par celles qui le serveur;& pat conséquent si le mouvement a une foiscommencé , ^LU^oit continuer comme si c’étoitdans le vuide. D'où l’on voit que ceux-là qui
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