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veulent prouver la nécessité da vuide pâr îe
mouvement, ne raisonnent pas bien»
JCXXIIL Les mouvement diminuent peud peu dans l’air.
Mais si les corps durs font dans une liqueurspongieuse 8c capable de compression , ou bienque cette liqueur ne soit pas si bien bornéeque íts exttêmitez ne cèdent un peu r alors lemouvement ne fera pas perpétuel ; mais il di-minuera peu à peu , & enfin il s’éceindra en-tièrement. Car le corps dur sentira plus de ré-sistance par les parties antérieures de la liqueur,,qu'il ne recevra d’impulfion par les postérieu-res : parce que comme la liqueur de devant se-compresse , ou bien que les extrèmitez cèdent,la communication de l’impression ne se peutfaire parfaitement ; & ainsi les parties posté-rieures de la liqueur ne feront pas tant pousséesque les antérieures. , & par conséquent ncpousseront pas tant le corps dur,que celle de de-vant le retardent. Et c’est pour cetre raison quetous nos. mouvemens cessent dans l’air Sedms seau , ou dans les autres liqueurs >parce qu'il est certain que l’air est spongieux ,& qu’il se comprime aisément. Et que les li-queurs ne font terminées que par l’air , quand-elles font à découvert, ou du moins par lesbords de quelque vaisseau qui peut ceder & lefléchir tant soit peu. Cat nous sçavons pat des.expériences certaines , que les vaisseaux de ver-re, Sc même ceux de fer ou'de bronze , ne lais-sent pas de se fléchir aux coups qu’on leœ.donne,