i6S DES FORCES
un poids de cent livres à un pied de haut, qtiepour en porter un d’une livre à cent pieds dehaut : de forte qu’un poids d’une livre descen-dant de la hauteur de cent pieds , contreba-lancera à un poids de cent livres dans la hau-teur cfun pied. Ce principe a quelque chosequi ne satisfait pas si parfaitement l’esprit ,qu’il su K se pour faire des démonstrations. IIest néanmoins tres véritable , & après les dé-monstrations que je viens de faire touchant lesForces Mouvantes, on peut le mettre hardimentcomme indubitable.
LXÌJI. Le mouvement perpétuel parméchanlque ejl impossible.
D’ou l’on peut faire voir que ceux-là perdentleur tems , qui cherchent le moyen de faire lemouvement perpétué! par la Statique. Pour ce-la il faudroit necessairement que de certainscorps descendissent , & que d’autres montas-sent , en sorte que les mêmes qui sont une foismontez, soient aussi ceux qui descendent -après,pour perpétuer ainsi le mouvement , par unesuccession & une circulation continuelle. Maisil est manifeste que dans ces rencontres tout cequi descend , doit monter. Si ce qui doit mon-ter est égal à ce qui doit descendre en même-tems, il n’est pas possible que le mouvementse fasse de lui-même > puisqu’un poids égal nepeut pas de cette forte en surmonter un autreégal. Si ce qui descend est plus grand que cequi monte en mëme-tems , il faut necessaire-ment que la vitesse de ce qui descend soit aproportion plus petite ; ensorte que comme lepoids qui descend est à ce ui qui monte , ainsi