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Oeuvres du révérend père Ignace-Gaston Pardies ... : ; contenant les élémens de géometrie ; un discours du mouvement local ; la statique, ou la science des forces mouvantes ; deux machines propres à faire les quadrans ; un discours de la connoissance des bêtes
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DES B E S T E S. 417

tsne idée dune chose entièrement indivisible,quil est impossible de partager sans la détrui-re ? Quoi donc > y aura-t-il plusieurs moi danscet Animal, ensorte quune de ses parties ainíìdivisée se sentant de son côté elle-même , diramai , tandis que l'autre se sentant aussi elle-mê-me, & vivant & sapercevant, dira aussi de :ottçôté moi , & que ce moi de lun ne fera pas icmoi de lautre, mais que ce seront deux moi dif-ferens.Tout cela est inconcevableicar ces deuxmoi qui font maintenant après la division dé-voient aussi être auparavant : ainsi cet Animaientier nest pas informé dune feule aine , maisc est un ramas dune infinité dames distinctes,qui font autant dAnimaux differens ; puilqael'aine dune jambe sera une ame distincte de fa- dun autre jambe ; & que tandis qu'on pin-sera une partir à cotps.dc lAnimal, îame quise trouvera présenté , dira : cest à moi quonen veuc ; cette partie est à. moi ! cest moi quisens de ìa douleur. Les autres âmes qui fontdar.s le reste du corps , pourront bien portercompassion à ce!le-ci;mais après tourelles nensentiront rien. Ne faut-il pas avouer que toutceci,de quelque biais quon le considéré, est in-concevable ? Pourquoi donc, pourront dire nosPhilosophes , veut-on que les Animaux ayencdes âmes, quils sentent, quils apperçoivent?Etpuisque dailleurs , lon fait voir que tous cesmouvemens des Animaux peuvent se faire sansconnoissance & fans sentiment ; à quel proposajouter ainsi un principe connoissant que nous.ne seaurions jamais comprendre ?

irt.íîl ?