DES BESTES. •
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LX'XXIV. Ou îlji a des perceptionsfîfi-nes , qiî’on ne s'en souvient presquepas.
Il'est vrai qu’il y a quelqiueícns-des perceptions -fiifines & fi délicates q ne tomes spirituelles- -quelles font , elles échappent n.crr.e à nôtrepropre connoissancej. de force que nous ne nous-en appercevons -pas 5. ou que du moins nous nenous souvenons pas de -nous eu être appereûs ,comme il arrive Ion vent dans les s0n2.es , oùnous avons certainement eu de ces perceptionsïefiiexives, fans que pourtant nous puissions nousen souvenir. £t pent-ètrc qu’on voudra dire ,q«c comme quelquefois nous oublions les cho-ses que nous-ayons le mieux fçûës ; on- ne doit'pas tiouver étrange que nous ne paillions nous -souvenir dé,ce qui a passé si iegfcrement dans--noue esprit. De soi te .que dans ces rencontres,si nous ne pouvons point nous rendre compte ànous- mêmes dcí pjiticuhntez que nous avonsvúës dans le- caractère des lettres de ce livre ,il ne s’cn'.uit sas pour cela que nous ne ícsayons vûës avec cette perception , qui nousfaifoi: fçavoir à nous mêmes que nous apper-cavious, mais cela nous fait entendre feulement. :qae nous pouvons savoir, oublié.
LXXXr. Qu'lly.ena d’autres dont on nss‘ap perçoit point _ du tout.
Mais cela même , qu’i! y ait des percevrons -si . fines & si - délicates, qae- quelque soin quenous prenions, nous -ne pouvons.les remarquer»