AH VL IA CONNOÏ3SANCElibérer,de vouloir,de se déterminer : ce íontdes;suites indifpensablernent nécessaires, & qui nou&■convainquent aisément, que nous , qui expéri-mentons en nous toutes ces facilitez , nous som-mes pourvus d’un principe plus parfait que toutCe qu on peut imaginer de corporel,c’est-à-dire,d’une amespirituelle. Mais pour les connoissan-ces sensibles, rien de tout cela n'elì requis. Cefont des opérations-qui ne font pas au-dessus dela matière : les objets ne sont que des corps &.des corps singuliers qui sont actuellement pte-fens,qui agissent fur les organes des sens, & quiy causent de certaines émorions.Le principe quiexerce le sentiment , le fait à la vérité d’unemaniéré admirable, & si vous voulez,incompré-hensible , mais enfin il le fait fans cette réfle-xion , & fans cetre attention , qui seule est lecaractère de la spiritualité de nôtre am.e,& .ainssce peut être un principe matériel,
J[Cyi. Il eft vrai ce que dit Ariflote zque le corps des Animaux c fi unemachine.
f autorité d'Aristote ne favorise nullemeníIcs nouveaux Philosophes. Car lors qu’il ditque les animaux sont comme des machines au»tomates, il ne dit rien , de quoi tout le mondene demeure d’accord. II n’y a personne qui neleconnoisse en effet que le corps des Animauxest une machine admirable > pourvue d v une in-finité de petits ressorts , qu’un Ouvrier infini-ment industrieux a arrangez avec une adresseincompréhensible. Nous convenons tous en cepoint ; & il ne s’agit que de scavoìr si outie