DES. BESTES, 4.7/inent de ces nouveaux compofez,que nous ap-pelions accidentels. Comme ici la figure neconstitue pas une nouvelle cire, c’est-à-dire s ,une substance, mais feulement- un rond , ou uneeire-ronde. qui n’ést qu’u n nouveau composéaccidentel r mais dans ta production d’uu ani-mal , iL y a quelque chose de plus que d’àcci-dentel r car il est manifeste que nous pouvonsdire qu’il y a au monde un animal qui n’y étoìtpas auparavant. Or un animal est une fiibstaiv-ce , dont la nature est infiniment differente dé:toute substance, qui ne feroit point animée. Et:comme l’homme fait, fans contredit, une subs-tance particulière differente de toute autresubstance corporelle : aussi à proportion toutanimal doit faire une substance differente detoute autre substance corporelle. Ot cette nou-velle substance n’est nouvelle , St n’est substan-ce d’animal, qu’en vertu de cette nouvelle cho-se qui lui est survenue, & qui lui donne lafaculté dé sentir,& de faire toutes ses fonctions,,&. qui en un mot le constitue en être d’ànimal.II faut donc dire qce cette nouvelle chose estune Forme substantielle, puisque par ce m ornous n’entendons que,cela même qui constitué,«ne substance; & qu 1 survenant de nouveau,fait:une nouvelle substance , ou qui la corrompt effi-lé retirant.
ÇX. Lit doctrine des Formes n’a rien qu&de raìjonnable.,
Qa’y a-r-il en toute cette doctrine qui nesoit très-clair St très-intelligible, St même très-snanifeste ? Pourquoi donc ces nouveaux Phi-losophes prennent-ils tant de plaisir à déclamer
L r iii