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PREMIERE PARTIE,plan. Dequoy nous exposerons la raison en son iieu , terminants ce traite Tab- 4*sommaire de la vision.
Les Philosophes considérants P Ame raisonnable, en-tant que forme speci-fique de l’homme : Disent, qu’eíiant un esprit, Se par conséquent indivisible ; pomm-elle informe tellement le corps, qu’elle est toute, en tout 5 & au mesme temps l ^*™etoute,en chacune de ses parties. Ce qui a toujours passé entre les Doctes,pour estre plus admirable, que concevable à la capacité trop limitée de l’mtel- '°«te, enlect humain. Mais j’ose dire , que ceux qui considéreront avec une sérieuse at- parue^utention, comment l’obj et visible, fe porte naturellement en son action 5 & la corps. Demaniéré en laquelle les especes de chacun de ses points, sc portent au mesme Tes^cetemps toutes, dans toutle milieu 5 & toutes, dans chaque point particulier du emiere demilieu, par cette double Radiation que nous avons expliquée avoueront cer-tainement, que cette semblable disposition, que la nature fait des especes en toute enla vision, ne contient pas en son genre, un moindre sujet d’admiration. Car j£jjj fcchaque point, par exemple, du précédent objet ef g, porte ípheriquement, Tome enses especes particulières dans tout le milieu ; consequemment,dans chacune des chaqueparties du milieu ; consequemment, fur toute l’étenduë, de chacune des super- aficies disserentes, qu il rencontre dans ce milieu : Se consequemment aussi, dessuperficies, tant du verre convexe a d b c , que de l’humeur cristallin, suppo-sés estre dans ce milieu. Chacun de ces points y répandant ses especes, par labase de son cône de rayons divergents 3 parla premiere espece de Radiation.
D'osi est évident, que tout l’objet e f G,par exemple, n’estant compose que<le points, est entierement contenu par ses especes, dans toutle milieu 5 furtoute la superficie antérieure du verre convexe a d b c, ^ou de l’humeur cri-stallin , qui tient sa place en l’œil} car le point e, y porte ses especes, parlesrayons de son cône direct f a d b c, Sc chacun des autres points du mesme ob-jet e f g , aussi par chacun son cône oblique particulier.
Voilà, comme tout l’objet, est parfaitement en tout le milieu-, en toute íasuperficie du verre convexe adbc * en toute la superficie antérieure de l’hu-meur cristallin, l’un Sc l’autre supposé estre dans ce milieu. Or que toutce mesme objet, soit encore par ses especes, entierement en chacun des pointsdu milieu 5 Sc de chacune, de toutes les superficies qu’il pourroit contenir: Scpar conséquent aussi, du verre convexe a d b c, ou de l'humeur cristallin , sup-poses y estre contenus. Cela est manifeste , de la seconde espece de Radia-tion. D'autant que les divers points du mesme objet, respectivement con-sidérez , portent conjointement, Sc en mesme temps, les especes de tout cet ob-jet , en chaque point particulier du milieu -, par des rayons convergents, quiforment des cônes, dont les sommets font en tous les points du milieu j Sc con- -sequemment, en tous les points de la superficie du verre adbc, ou du cri-stallin , qui tient sa place en l’œil ; qui sont supposez estre dans ce milieu : cesmeímes cônes ayants leurs bases, comprises entre les points, diversement éloi-gnez entre eux, en la superficie de l’objet, desquels ils font envoyez. Car toutsobjet e f g, par exemple, porte ses especes au point a , dans le milieu , ou furla superficie du verre a d b c , ou du cristallin qui tient sa place en l’œil ; par lecône de rayons e ag. Tout l’objet porte encore ses especes au point d , dansse milieu, ou fur la superficie du mestne verre a d b c, ou du cristallin en l’œil ;par le cône de rayons e d g. Et tout le mesine objet, porte semblablement sescspeces au point b , dans le milieu, ou fur la superficie de ce mesme verre a d bc, ou du cristallin en l’œil ^ par le cône de rayons e b g , Sec. Par conséquent,tout l’objet e f g , est aussi par ces especes, en chaque point particulier du mi-lieu , ou du verre convexe a d b c , ou de l’humeur cristallin, de i’œil qui le re-garde.