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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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22 la dioptriqv;e ocvlaire,

Par conséquent il est évident, que de mesme que P Ame raisonnable, est aumesme temps toute, en tout le corps j & toute, en chaque partie du corps quien est animé. Tout l’objet visible, en la vision, est aussi par ses especes, tout,en tout le milieu -, il est tout, en toute la superficie du verre convexe , appliquéà la fenestre de la chambre obscure , qui represente l’ceil ; il est tout, en touteia superficie de l’humeur cristallin de l’ceil. Mais ce qui est fingulierement ad-mirable, ce mesme objet, est en mesme temps, par ses mesmes eípeces , toutentier, en chaque point particulier du milieu ; il est tout entier , en chaquepoint particulier de la superficie du verre convexe adbc, de l’ouvertu-re de la chambre obscure ; il est tout entier , en chaque point particulier, de lasuperficie de l’humeur cristallin de s œil qui le regarde ; en quelconque en-droit du milieu, qu il se trouve.

Comment V oila la maniéré admirable, en laquelle nostre Ame, par cette excellentel’ameest peinture naturelle des objets externes ,qui se fait en nostre œil ; est parfaite-des°quaîi- ment informée, de toutes les beautez des choses visibles. Lesquelles n’ayantstez visi- esté creées de Dieu que pour elle, ne doivent par conséquent servir, qu’á exer-objetsf eS cer en {'homme, cette éminente faculté ; par laquelle estant distingué (les bru-tes, il est fait raisonnable. Puisque naturellement, suivant l’Axiome de laPhilosophie ,il ne peut avoir qu’autant de connoissance des choses externes,qu’il en peut recevoir par l’usage des sens ; fingulierement deceluy de la veuë squi est le plus noble, Lc le plus universel de tous,

S E C T ION IV

de la vision jlompve.

INTRODUCTION

A simple vision directe de laquelle nous avons parléjusques icy, tient lieu de l’Introduction , nécessaire à{'Intelligence de la seconde espece de vision : qui se fait,lors que les rayons qui partent de l’objet, pénétrantsdivers milieux hors de l'organe de la veuë j font dé-tournez, ou rompus par leurs différentes transparen-ces, qui les empêchent de parvenir directement à l’œss.C’est cette espece de vision par réfraction, que les Ma-thématiciens nomment ordinairement fans distinction,genèr N ° m nom Zenerique de Dioptrique : Le que je restreins, Le spécifié icy à la di-que, spec ; . stinction de ses autres parties, qui se déterminent respectivement aux diversobiet* 1 son 0 4 et ' s ^u’elles considèrent ; comme {'Astronomique, aux réfractions des astresdans les différentes diaphaneitez de l’xter, Le de l’athmoíphere. L’Hydatique,à cell e des corps, Le des ombres dans l’eau, au respect de l’air. C’est-pourquoy,je nomme éelle-cy, qui doit faire le principal sujet de cet Ouvrage : la Dioptri-que Oculaire. Je l’expose sommairement, en premier lieu , par ses propresprincipes : dans la fuite de cette premiere partie. Afinque comme j'y ay expo-sé la vision directe, pour servir á celle- cy d’Introduction : celle de la rompue,serve réciproquement icy de Préludés , à fa propre Théorique ; à laquellenous tâcherons de donner jour dans la seconde partie , par la Démonstra-tion.

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