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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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3 ? LA DI OP T RI QV; E OCVLAIRE,

netration de la superficie plus interieure de l’humeur cristallin : pour estre dé ìáportez tres-uniformement, par toute la capacité de l’humeur vitré, jusquesen la Retine.

EXPLICATION

DE LA MANIERE EN L A QV ELLE VN POINTLatéral d’vn obiet visible , forme obliquement son pinceau Dioptri-que ; A- porte son efpece en loeil 3 pourse dépeindre fur la Retine.

Tàb. 6.

fig é.

O vs avons veu former en l’ceil, le pinceau Dioptrique direct jvoyons y former le scalene, ou oblique, Sc à cet effet : soit un objetvisible b,d,f, il ne peut avoir qu'un ppint directement opposé au

_centre de la pupille de l’œil, qui est le point f , duquel nous avons

expuque la radiation ; tous les autres font latéraux , Se obliques, au respectde la situation de l’œil: c’est-pourquoy le point b, qui est un de ces points laté-raux, envoyant ses rayons fur ía Tunique Cornée, ils y tomberont necessaire-ment tous inclinez, Sc y formeront le Cône oblique ou scalene b c, b a ,B Ejse rompants fur cette superficie, comme ont fait les rayons collatéraux,de l’axe du Cône direct précédent, vers leurs perpendiculaires, par le 34.Axiome. Entrants en fuite dans l’épaisseur de la Cornée , ils fe resserrerontensemble par leur réfraction, dans ce milieu plus dense que l’air ; Le ainsi res-serrez, ils seront introduits dans l'ouverture st, de la pupille de l’oeil, fur la-quelle ils formeront un Cône scalene,ou latéral tb o , Le coupperont en cetteouverture les rayons du Cône direct précédent, que le point f, de l'objet y a-En u d voit d «j a envoyez. Et ce point b, estant fenestre en l’objet,aprés cette mutuel-ìieu* 1 , *es se intersection des rayons de ces deux Cônes , ses rayons passeront â la dex-Cones «les tre, par les 13. Le 44. Axiomes ; fur la superficie antérieure de l’humeur cri-l’o^et > se C st^íin , laquelle n’estantpas contiguë àl’ouverture de I’Uvée, qui estenvi-couppenc ron le milieu de la capacité de rhumeur aqueus : Pour cette cause, les rayonsen 1 œil. ^ cc ç one scalene, ne tomberont pas fur la superficie du cristallin, précisé-ment aux mesmes endroits, où font tombez ceux du Cône direct; mais unepartie s’avancera, en traversent plus loin vers la dextre.

Or ces rayons auparavant senestres, estants ainsi faits dextres,sc rompentde nouveau fur la superficie antérieure du cristallin , Scieur Cône oblique ouscalene, ^'approchant du Cône direct , sans pour cela quitter son obliquité ,traverse en cette sorte l’humeur cristallin 3 Sc ses rayons faisents leurs inciden-ces fur se superficie postérieure, commune à l’humeur vitré ,contigu, Sc plusrare, se rompent encore: ce Cône latéral, Rapprochant du direct, beaucoup

} )lus en pénétrant cet humeur vitré, qu il n’avoit fait en pénétrant le cristal-in, sens toutefois le pouvoir joindre 3 d’autant que son point b, en l’objet,n’estpas continu, oucontigu , au point f , du Cône direct; mais assez éloigné.■C’est-pourquoy , ses rayons ayants parfaitement terminé leur Cône scalenerompu, Sc par ce moyen, tout le pinceau Dioptrique scalene , du point latéralb, de l’objet 3 font leur concours en la Retine , assez loin de Celuy du Cône di-rect,vers la dextre , au point x, où le sommet de leur pinceau, portant l’efpecede ce point b, qui les envoye ; y dépeint se figure.

Voilà donc la maniéré, en laquelle le point latéral de l’objet, formant sonpinceau scalene par la réfraction en la pénétration des humeurs de l’oeil , y