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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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PREMIERE PARTIE. 39

porte son espece, 8c s’y dépeint en la Renne. II faut concevoir le mefme, de 6quelconque autre point de cet objet, n'y en pouvant avoir qu’un seul, qui S *porte ses rayons directement à l’œil ; tous les autres les y portants latérale-ment , & par conséquent obliquement ; comme nous avons fait voir en la des.cription de la vision Simple, ou Directe. C’est-pourquoy le point d , de cemefme objet , y estant latéral, forme son Cône de rayons divergents, pa-reillement scalene Sc oblique, íur l’ouverture de la pupille de l’œil ; de sorteque traversant en la mefme maniéré que celuy du point b, toutes les humeurs del’œil, 8c estant comme luy également distant de l’axe, ou principal rayon f r,de la vision ; il a auífi toutes lès réfractions semblables : différant en èela feule-ment , que comme le Cône rompu du point b senestre, a passé au costé droiten x, sur la Retine ; celuy-cy du point d, dextreen l’objet, passe réciproque-ment au costé gauche, par les 13. 8C 14. Axiomes^ formant son pinceau par leconcours de ses rayons rompus, au point v, en la Retine ; comme son opposéhomonyme , l’a fait au point x 5 l’un, 8c l’autre, en égale distance de l’axeoptique f a r, comme estant également distant du point direct x , en I’objet:au respect duquel ils font homologues, 8c de mefme raison.

Voila donc succintement, comme se fait la Vision Rompue, des points,soit directement, soit obliquement situez en l’objet, respectivement à l’œil.

Et conséquemment, des meímes objets tous entiers, leur vision n’estant autre,qu’une composition de celles de chacun de leurs points-, comme ces corps nefont pareillement qu’un composé, de tous ces mesmes points. Je ne m’étendsdonc pas davantage en ce discours, le sujet n’en pouvant estre que tres-intelli-gible aprés celuy de la Vision Directe, 8c Simple, que j'ay fait â dessein prece-der, pour-luy servir d’Introduction.

EXPLICATION

D RS DIFFERENCES DE LA RADIATION , ETVision DireSle ; de î Oblique , ou Latérale ; dwnpoint de îobiet

visible.

U o Y-Q^v e la seule veuë de la figure precedente, aprés l’explica-tion naïve que nous en avons donnée 5 peust aisément faire connoî-tre les différences, qui se trouvent entre les deux Radiations, dire-

-cte, 8c latérale ou oblique 5 des points d’un objet visible. Pour me

donner neantmoins sujet d’éclaircir ce qui s’y pourroit trouver d’obscurité, 6cexposer nettement ce que leurs conséquences pourroient induire de difficul-té en cette matière ; j’y remarque six principales différences.

La premiere, Que le Cône de la Radiation directe, est entierement libre,nullement contraint par l’ouverture de la pupille de l’œil , 6c que fui-vant la pleine capacité de cette ouverture, il est entierement rece’u dans .l’œil :

C ? 5 ui ne íe peut en la Radiation latérale, puis qu il s’en trouve de tellementnbjiques ,8c restreintes en la pupille de l’œil , qu’au lieu de former un Côneoblique, ou fcalene de rayons visuels } souvent à peine s’en peut-ïl former uneunple superficie triangulaire , qui a pour base le diamètre de l’ouverture dea pupille , autant qu’il peut paroître en cette obliquité * laquelle ne laisse au*cune largeur, mais seulement quelque longueur apparente, à l’ouverture de quabiesdeœii,tout le reste de ces rayons trop inclinez, en demeurant exclus 8c inutile. j ir çct e on &La seconde, que le Cône direct, est circulaire z ayant toûjours son axeper- oblique.