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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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PREMIERE PARTIE. 45

de son sommet, comme en b c, ne les peut recevoir que désunies, Lc en désor-dre ; n en faisant par conséquent, qu une vision tres-confuse : comme il pa-rois! en la fio-ure 9. Mais l’objet au-contraire , estant trop éloigné de^l’œiì j ilcauíe le meíme défaut en la vision , que l’céiï de la courte veuë, qui a 1 humeurcristallin trop convexe : comme l’on void en cette derniere figure. En la-quelle les rayons du point 'f , de l’objettrop éloigné, font leur concours aupoint 1 vers le milieu de l’humeur vitré, trop loin devant la Retme. C’est-pourquoy encore que nous posions la superficie antérieure du cristallin , na-turellement quelque peu mobile par un mouvement d’élevation, & dépres-sion, causé par le désir de voir l’objet présent ; & qui peut en quelque manié-ré suppléer le défaut, oul’excés, en la situation trop proche, ou trop éloi-gnée de l’objet : ( te que l’experience fait voir plus ordinairement en quelquesjeunes cens qui voyent les objets proches, Le les éloignez, également bien )Ce ne peut neantmoins jamais estre, jusques à leur donner la vision distincte .des objets - en quelque éloignement que ce soit trop sensiblement proche, ouéloigné. Cette augmentation , ou diminution de convexité en l’humeur cri-stallin ayant ses fermes naturels, outre lesquelsaux jeunes gens comme auxautres À’obiet trop éloigné, fait le concours de ses rayons dans l’humeur vi-tré, si proche de l’humeur cristallin :. &l’objet trop proche de r œil, si loinderrière la Rétine 5 qu’ils n’en peuvent non plus que les autres, avoir qu une vi-sion confuse. - _

Alais ce que j*;iy insinué comme enpâíïànt, cfôns lâ fuite de 1 Axiom^j**fur la différence de la veuë, des différentes especes d'animaux, ne nous don.nant pas un moindre sujet de louer la sagesse infinie du Créateur } que d’ad-mirer leur diversité sans nombre: meriteroit une plus ample réflexion, quecelle que mon dessein me permet d’y faire seulement icy : Estant la matièretres-curieuse, 6c agréable, d’un autre volume. Car nous verrions que cetteDivine Providence qui proportionne toujours excellemment toutes les cho-ses , à leur fin • leur a distribué Le limité cette puissance visive,avec une tellejustesse - que le défaut ,& l’inutile, ne s’y trouvent point : ayant pour cet ef-fet tres-parfaitement proportionné, toutes les parties de leurs yeux, aux son-ctions, que les différentes inclinations qu’elle leur a données } & que les dif-férents objets qui leur conviennent en chaque espece, pour la conservationde leur estre - le pouvoient requérir. Nous y verrions, qúe ceux qui ont leurs°bjets éloignez Ôcqui. s’élevènt mefmes dans l’air , pour les découvrir dcPlus loin : outre la mobilité de leur teste, pour les voir jusques derrière eux,ont encore les superficies de l’humeur cristallin moins convexes, le fond de laRétine plus profondément distant du cristallin-, & dans leur proportion, Cou-verture de l’Uvéeplus étroite , pour en réunir les especes : comme encoretout î’ceil plus intérieurement enfoncé dans la teste. Ceux au-contraire, quiont leurs f bjets proches, & qui ne levent point, ou fort peu la teste pour lesvoir-, ont le cristallin plus convexe, la Retine moins profonde , I’Uvce dansleur proportion plus ouverte j & toud’œil plus exteneur, ou moins enfoncéenl a teste. . _ „ ... . .

C’esten fuite une question également utile, & curieuse 5 & qui bien qu el-le appartienne à la Physique, reçoit neantmoins beaucoup de lumière , de ladoctrine precedente.

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Tab 6.s-