PREMIERE PARTIE. 47
chaleur extrême, humecte doucement (pour ne parler que de ce qui appar-ent à nostre sujet ) les Tuniques des yeux deíTeichées ; 6c les rendant capa Avantagehies des’étendre,6cse dilater de nouveau à la mesme capacité naturelle qu’elles singulier,avoient dans le jeune âge, qui eíloitau mesme degré de tempérament 3 pour «meíTt bi-en recevoir aussi la mesme augmentation des humeurs,aqueus,cristallin,6e vitré: lieus san-6e consequemment tendre, 6e éloigner la Retine dans P oeil, à la distance pro-portionnée, qui rendoit en cet âge la veuë des objets médiocrement proches,claire, Le distincte ; Le ia nature renouvellantde la sorte, Le restituant pour ainsi,dire toute la conformation des yeux, restitue en conséquence la vision ; si nonau mesme degré de force, 6c de clarté ; du moins certainement à proportiondel’âge, avec un avantage digne d admiration.
Mais je finis cette 5. Section, avec toute cette premicre Partie, de la Dio-p tri que Oculaire 3 par Pexplication d’une autre apparence, également;utile Le admirable : que je m’estois contenté de remarquer comme enpassant fur la fin du Traité de la vision directe , Le que j’avois neantmoins àdessein rejettée en ce lieu, d’autant qu’elle íupposoit Pintelligence plus en-tiere de ce qui concerne la Vision.
POyRgjror , NONOBSTANT QV E LES RATONSqui portent les efpeces de Tobiet en T œil , (§s qui composent les Pin-ceaux optiques , dépeignent son image renversée en la Retine , de mes-me que jur le Plan , dans la chambre obscure 3 nous voyons neant-moins tobiet droit , non renversé a t œil ; comme il parois sur lemesme plan ,dam cette chambre obscure.
L faut en premier lieu, remarquer à cet effet que c’est Taxe du Cô-ne visuel, qui dirige, Le conduit P œil, vers le vray lieu, où est lepoint del’objet,quiluy envoye ses efpeces, par le53. Axiome. Et
_ que le mesme axe, terminant le pinceau qui applique de son sommet,
l’espece du point de l’objet en la Retine, au fond de P oeil 3 dirige, 6c cpnduitaussi. au meírne temps la faculté visive, en P appréhension, Le poursuite du vrayheu 3 auquel est situé ce point, en ce mesme objet. C’est-pourquoy l’on doitinférer qu’encore que la représentation de tout cet objet, qui est droitementhcuédansle milieu 3 soit renversée dans la Retine : 6c conséquemment auíïìcelle decepointdel’objet,de mesme, 6cpourlesmesmes raisons quelle Pestfur le plan dans la chambre obscure : Que Paxe par exemple du pinceau, d unpoint dextre enl’objet, termine son sommet en la partie opposée, qui est laìênestre de la Retine 3 celuy d’un point senestre, à la dextre 3 d’un point supe-rieur , en Pinferieure 3 6c d’uninferieur dePobjet, en la partie superieure dela Retine, Lee. Neantmoins, la faculté visive, appréhendant, Lc poursuivantc hacun des axes de ces pinceaux , en rétrogradant par leurs extrémité? , ainsiappliquées en la Retine, est dirigée, 6c conduite par leur moyen aux vraysheux 3 où font réellement situez en Pobjet total, chacun de ses points qui lesenvoyentàl’œil. Et par conséquent, appréhendant P extrémité de Paxe, d’unpoint senestre de Pobjet, qui est fait dextre en la Retine 3 cet axe, ne dirigepas la faculté visive, qui en recherche la situation 3 en la partie dextre, com-me il se dépeint en la Retine, mais en la senestre de Pobjet 5 où est le vray lieude ce point, qui Penvoye à P œil. Appréhendant de mesme, Paxe d’un pinceau,Spù a appliqué Pespece de son point, en la partie superieure de la Retine 3 il la