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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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J.

50 AVANT-PROPOS.

croyant Modérateurs de toutes k $ choses çreéesy & ayant posé leur connais-sance 3 pour fondement des plus secrets Mystères ? du cultesuperfticieux destReligion vaine, llriya pas sujet dadmire t , quelle ait préféré hors de toutparallèle , la science de t Astronomie , qu 'elle efiimoit Divine , d toutes lesautres , quelle ternit feulement humaines. Toutes ces Hypothèses quel *le a f ingénieusement feintes , & imaginées , pour en faciliter lintelli-gence. Tout ce calcul Astronomique , qu elle a inventé pour les prévoir , ££prédire atomes sortes de temps. Mais cette multitude presque innombrable ,de toutes sortes d instrumens , machines Astronomiques , qu elle a con-struites d’un fi admirable artifice , pour en faire les observations : nous ren-dent un plusque suffisant témoignage du zèle ardent, (gf de la dévotionquelle a toufiours eu ) à en procurer le progrez i, & à en augmenter les con-naissances fans épargner ny la dépense , ny les veilles S ny íassiduité , ne-cejsairement requises aux observations^ ny le travail infatigable , a vaincreune infinité de disficultez. presque inextricables ; pour porter cette agréablescience , au point de perfection 3 & d'excellence , quelle nous Ta laissée.

Deteflans donc ïerreur , & les superstitions de ce faux culte de la Genti-lité j & considérants d un œil chrejlien , toutes ces Beautez. ce lestes, commeles Oeuvres de Dieu í qui nous invitent autant de fois que nous y élevons lesyeux , a élever aussi nòs esprits , & nos cœurs fi la contemplation de fi ma-gnificence , & de j agloire ; pour rendre dans les plus humbles Jentimens, nosrespects nos adorations d fi Divinité. Avouons ingenu'èment en fuite ,puis qu il est vray • Que nous devons le commencements £$* les heureux pro-grès delafcience de T Astronomie , au travail de /’ Antiquité. Donnons-luy lagloire que méritent ses diligences fans déroger neammoins à celle de fi Po ■*fierité , ny d T honneur qui luy est tres-iusement deu ; singulièrement d nostrefiecle 3 pour y avoir heureusement mkpresque la derniere main;, les agrée-mens , E-k comme lepoly : aprés en avoir réparé tous les défauts 3 que í An-tiquité sestoit veué nécessitée d'y admettre ; pour n avoir pas connu lesmoyens de les éviter. j

En effet , une chose substantielle , dans le sentiment général de tous lesDoctes , a. toufiours fait obstacle , d î accomplissement de se s desseins 3 pour cefiiet. C est de n avoir pusuppléer la disproportion , de £ efface trop limi-té\ dans lequel fi termine naturellement la faculté vifive , (çfi la forcede t opération de son organe : au respecl de la distance extrême , desobiets duCiel. Car elle ri a point connu le vray , & Tunique moyen de sup-pléer ce de faut 3 dans ses observations ; lequel comme nous 1 expérimentons ,noyant pas peu ofié de lexaSte précision , que requéraient ses expériences 3en a par conséquent , beaucoup diminué C autorités aussi.bien que la force deses raifinnemens : ausquels , les supposant pour verite\ connu'ès , elle lesavoit données pour principes , (est fondements certains. Sa fimple veué na-turelle } efioit trop faible y & trop limitée 3 pour pénétrer ces espaces immen-

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