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ses -, Mues ay voir les lumières , d'oti naissent seulement les connais-sances de U mérité, en cette agréable science. Lesquelles luy manquants , ilri y a pas en conséquence <vn suiet d étonnement,s nous reconnoijfons au-iourd huy, combien elle en efioit éloignée , en plusieurs choses -, quelle n a-voit effeïïivementsondées, que fur de simples apparences : Csf autant feu-lement , â r/ luy avoitefie possible , d en conteBurer. ,
Ce défi pas que l’Antiquité n ait de temps a autre diversement tente lesmoyens, que la science, @r Van luy ont suggéré^-, pour affermir quelquepeu davantage, cette naturellesoiblesse de lœil. Car considérant que la lu-mière trop brillante des Astres , faisoit d autant plus d obstacle à VexaBitu-de de ses observations, que Jon éclat s augmente davantage, favorisé del obscurité de la nuit, Zpí contraires , suivant l Axiome des Philosophes ,estants plus évidents , proches de leurs contraire* •* elle estima que l œil quivoià d un seul a fi eB, toute ï étendue de l'hemisphere visible , estant tropvague, (gs libre ensasonchon ,se confondait Uaveu'è dune si grande mul-titude dobiets ,st>ccialement lumineux ; L? dansV obsiurite : c est-pourquoy yelle iugea estre bien fondée fur cet autre Axiome : #*e la vertu reïïme,estant plus forte, il faloit restraindre cette trop grande liberté de l œil -,faire en forte, de réunir toute fa for ce, fur vnfeul obiet ; pour l appréhen-der plus vivement , (©f plus exattement. Pour cet effet, elle inventa l usa-ge des Dioptres, ou Pinnules de diverses maniérés -, asin de pouvoir re-garder t astre que Von observe, d un seul œil-, & restraindre par ce moyentoute ìa force de la vertu vifìve, sur un moindre espace. Et de cette manie -re ,■ elle donna en effet quelque peu plus de certitude , à ses observations - alaquelle neantmoïns , connoiffant que la lumière des autres astres , faisoit en-core obstacle ; affaiblissant mesmeen t œil, les especes quìlrecevoit deceluyqu'ilvouloit observer . Elle pensa pouvoir obvier à cet incident, par l % usa-ge qu elle inventa, d'm sort long tuyau, fait en façon d un cylindre coma- InvemioI1
ve •au moyenduquel un astrepouvoit estre veuj autant plus fixement, &distinctement-,queson ouverturesuperieure,qui eftoit en Vautre extrémitédu tr^-an-tuyau,fort éloignée de s œil , estant veuè pour cette cause, sous un tres-petit Clcnne 'angle , gf confequemment tres-petite : obscurcissait effeBivement le milieu ,par un ajse ^ long espace , entre îœil, Ls? Vastre contemplé-, 6? retranchoitmesmes encore, une grande partie de la lumière inutile des autres, car réu-nissant les especes de t obiet-, & les dirigeant ensemble vers V œil, avec uneau gmentation de force assise sensible : la vision fe faisoit au moyen de cet in-strument beaucoup plus sorte, pl US distincte, qu d lœil simple-, ou mesmes encore avec les pinnules. Invention k la véritésingulière, L ?fur la-quelle l e doBe Gallìenfaîtfans dou te allusion en son livre 10 . de usu par-fum, lors qu il dit ; è puteis profundissimis, stelk interdiu etiam ciara:videntur &c. Comparant ce tuyau cylindrique, à un Puy tres-profond -, il
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