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un objet, se diminue à proportion, que l’objet s’éloigne dei’œil. Et de meEML que l’œil estant proche d’une ouverture, par laquelle il regarde les objetsâu dehors , elle luy paroist grande, & il y void encore en cette situation une vai-lle étendue d’objets • mais au-contraire, plus il s’en éloigne, la voyant Ions uaplus petit angle, elle luy paroiíl aussi non seulement plus petite, mais il void en -core par cette mesine ouverture, â cette distance, une beaucoup moindre écemduë des objets du dehors : & toujours d’autant moindre , à proportionqu’iis’en éloigne davantage, D.e mesine, le verre convexe qui tient lieu de cette ou*-verture,dans ces deux divers respects; en premier lieu, pour fa grandeur propre j& secondement,pour la plus grande,ou moindre étendue d’objets, qu’il repré-íènte en ses divers, éloignemens de i’œih Car fa grandeur, paroist non feule-ment diminuer, à proportion quel'œil s’en éloigne, la voyant fous un plus pe*jtit angle 5 mais encore, pour la mesme raison, les rayons, ou costez de san-gle , qui comprennent le diamètre du verre, estants prolongez vers les objetséloignez, en comp rendront moins ,l’œil estant éloigné du verre ; qu’en estantproche. Mais aussi, ilne s’ensuit pas, de ce que par ce verre ainsi éloigné de1 œil, l’on void moins des objets ; qu’on les voye moindres pour cela. D’au-tant , que ces deux sortes d’effets, sont produits de deux cauíes spécifiquementdifferentes 5 la premiere, n’estant que purement optique, ou de la vision sim-plement directe ; mais la seconde, est Dioptrique, 6 c fondée en la réfractiondu rayon ; en conséquence de la forme, du second milieu diaphane, qui est leverre. Et comme je feray voir, c’est proprement la raison, pour laquelle, unpetit Oculaire Dioptrique, fait voir davantage de l’objet,moins grand; 6 cLcun grand , fait moins voir de l’objet, mais plus grand.
PROPOSITION VIII:
p Lrs lé OEIL EST ESLOlGNB* D 1 VN VERRE SPHERIgVEconvexe , entre son point de concours ; il void les obietséloignez, plus confusément.
Oient ad,be,cf, Lee. des rayons d’un point d’un objetvisible, trés-éloigné 5 qui tombent parallèles, fur la superfi-cie d e f, d’un verre spherique convexe. Leurs réfractions fai-tes en fa pénétration,ils en sortent convergents, vers son pointde concours g, par la seconde Proposition. Soit de plus p oséI’ceil entre ce verre d f , ôc son point de concours g , premiere-ment, assez proche du verre, par exemple en k l $ qui repré-sonte l’ouverture de fa pupille : elle recevra feulement en cette situation, lesra yons o k , n l , 6c leurs entremoyens, faits convergents par leurs réfractions.Maisparle 5 z. Axiome, les rayons convergents vers l’œií, ne peuvent faire lavision distincte. Par conséquent, l’œil en k l , entre le verre convexe d f , 6c|°n point de concours g j ne verra pas distinctement le point de l’objet , quií u y envoyé ses rayons. Secondement,soit éloigné l’oeil, de ce mesine verre, tou-jours neantmoins entre son point de concours, 6c posé maintenant, comme en1 H 5 il recevra en cette situation, davantage des rayons de ce point de l’objet :lesquels estants plus éloignez de leur axe b g , seront aussi plus inclinez fur le
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