Tab.8.
70 LA DÎOPTRIQVE TOC VL AIRE,
(.toujours ncantmoins entre son point de concours ) est mis par exemple, aispoint l , 8 L suppose y regarder encore le mefme objet, fie luy envoyer de nou-veaux rayons l m , l n, sous un angle m l n, égalau précédent d c e. Encoreque parla 29. Propoíìtion 1. d’EucJide, ces rayons c d , l n ; fie c e, l m ; fai-sants angles égaux, soient réciproquement parallèles, tombants fur le verre:leurs parties rompues ne seront pas pourtant parallèles , ny dans le verre, nyâpres savoir pénétré-mais seront faites réciproquement convergentes,par leursréfractions ; d’autant, que les seconds incidents l m,l n , comprennent un plus
f ;rand arc mn, fur la superficie du verre a b , que les premiers ce, c d j paresquels l’œil en c, regarde l’objet : par conséquent, y tombants plus inclinez,par le premier Corollaire de là seconde Proposition, ils y font aussi plus rom-
{ >us, par le 3 2. Axiome : fie en sortent plus convergents, que les premiers, pare mesine Corollaire allégué. C’est-pourquoy, çes rayons estants prolongezvers l’objet, après leur double réfraction, aux points d’incidences m, p ; n, o ,en la pénétration de ce verrej les plus rompus lno q^ôcem p r. , coupperontnécessairement ceux qui le font moins c d g i , fie C eh k, devant que d’y par-venir ; ( puisqu’il est estimé tres-éloigné ) comme icy aux points q^,r ; d’où estévident, que si l’objet 1 k ,n’estoit point plus éloigné que le concours de cesrayons } l’ceil,en ces deuxdifferentes stations c, 8c l , le pourroit voir d’égalçgrandeur, le regardant fous un mesine angle 5 par le 25. Axiome. Mais estantposé tres-éloigné, il n’est pas possible que l'œil en l , le puiíse voir fous ce mes.me angle m l n 3 d’autant que parles 14. fie 44. Axiomes, les rayons plus rom-pus p r, o c^, prolongez outre leurs sections , vers ì’objet ; se faisants in-
térieurs aux premiers g i , h k , par lesquels du point c ,.1’œil void les extrémi-tez de l’objet 1 k , ils comprennent moins d’espace , que n’est la grandeur del’objet 1 k. Orl’œilposé en r, ne pourra non plus, ( à plus forte raison ) voir.cet objet, sous un moindre angle ; comme par exemple ylzj car ces rayons,comprenants un moindre espace sur la superficie du verre, que les rayons lm,L N,ils y tomberoient par conséquent moins obliques,par le Corollaire premierde la seconde Proposition, fie scroient aussi moins rompus en le pénétrant, parle 32. Axiome. C’est-pourquoy, aprés leur pénétration du verre, estants pro-longez vers l’objet, ilsseroient encore plus intérieurs, aux premiersqi, ak»que les précédents p r, o q^8c comprendroient conséquemment , beaucoupmoins de l’objet. Reste donc de nécessité, que l’œìl pose au point l, puisse seu-lement voir l’objet entier, sous un plus grand angle; fie par conséquent,il le ver-ra plus grand; par le 25. Axiome. Donc l’œil estant proche du verre convexe,par lequel il void un objet fort éloigné ; plus il s’éloignera du verre, entre sonpoint de concours, plus il le verra grand. Ce qu’il faloit prouver.
COROLLAIRE.
I L faut icy remarquer, qu’il ne s’ensoit pas de ce que l’œìl plus éloigné di*verre convexe void ce qu’il comprend de l’objet plus grand ; qu’il envoyéaussi par le verre plus éloigné ,une quantité égale à celle qu’il void par le ver-re plus proche de l’œil ;toûjours entre son point de concours. La raison est, quele verre convexe estant un objet corporel, il est sujet en cette qualité, aux loixdel’Optique ;fie conséquemment, estant plus proche de l’œil, il le void sousun plus grand angle; Le en estant plus éloigné, il le void sous un moindre, par le23. Axiome. Et d’autant que nous ne supposons pas dans nostre dessein, le ver-re convexe tres-éloigné de l’œil, comme peuvent estre les autres objets -. ilsuf-sit neantmoins pour cela, qu’entre son point de concours, l’œil en puisse estreplus* ouinoins éloigné 3 puisqueparlc 26. Axiome, sangle sous lequel est yeu
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