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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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£g. C .

78 LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,

départie t v,de la superficie de ce verre concave , en cette station plus éloi-gnée yz, qu’ils nefailoient en lapremiere a b , plus proche del’œil c :doncils y tombent plus inclinez, en estants couppez plus obliquement: Le consé-quemment, par le 31. Axiome, ils y auront plus grande réfraction. I)onc ils sor-tiront de ce concave versl’objeten hi , plus divergents , qu’ils n’en estoientsortis en de par conséquent estants prolongez vers l’objet, ces derniers çT , c v , devant qu'y parvenir, coupperont necessairement les premiers c r ,DE) c s , eg; qui le sont moins, comme icy en k , E ; donc aufiì s'ils fontprolongez outre ces points d'intersection, de convergents qu’ils estoient res-

Í iectivement, ils seront faits divergents par le 13. Axiome: & changeants cn fuiteeur situation, les intérieurs h k, 1 l, feront faits extérieurs comme icy en m ,N j Seau contraire,&c. par le 44. Axiome. O on est évident, que les rayons hm , 1 n , estants prolongez jusques à la distance de l’objet, ils excéderont sesextrémitez f, g, & conséquemment, ne seront point ceux qu’elles envoyeur dl’oeil c ,ny fous l’angle desquels hci, l’oeil c , void ces extrémitez de l’objetf,g. Donc l’oeil c, ne recevra pas les rayons des extrémitez de l’objet proposéf g, par ce verre concave, en ces deux différentes stations ab,yz ; fous le mes-me angle rcs,tcv. Et conséquemment, afin qu’il les puisse recevoir, ilfaut necessairement qu’ils s’y portent fous un moindre angle, quë les rayonsM h c , k 1 c j comme seroient par exemple fpc,goe, fous l’angle p c o.Mais l’oeil c , ne pouvant voir cet objet, par ce mefme verre concave plus éloi-gné en y z , que fous un moindre angle 5 ne le peut voir par conséquent, que

Î >lus petit, par le 13. Axiome. Donc, plus un verre concave est éloigné de’ceil, plus il représente l’objet petit. Ce qu’il faloit démontrer.

PROPOSITION XV.

L’OEIL POSE' A y NE DISTANCE CONVENABLE , VOIDdìjìmlisment l'obiet par <vn verre concave , qu il ne voyoitque confusément , en efiant trop proche.

Oit un point c,d’un objet visible, quienvoyeíès rayons diver-gents, fur la superficie d’un verre concave ab , s’estants rompus dansce verre, aux points f g , & autres entre moyens, ils en sortent plusdivergents parla douzième Proposition ; &c les plus éloignez de leuraxe c h, font les plus divergents, par le douzième Axiome. Soit maintenantposé l’ouverture de la pupille de l’oeil, proche de ce verre concave, comme enp ç^il est évident que i’ceil en cette situation, reçoit beaucoup plus des rayonsdu point c , de l’objet ; que s’il estoit plus éloigné de ce verre : Lc par consé-quent aussi, il reçoit plus des rayons extrêmes , lesquels estants plus éloignezde leur axe c h , font aussi plus divergents par le douzième Axiome : c’est-

{ >ourquoy leur trop grande divergence, confondant la vision, empefche que'oeil p Q^ne puisse distinctement voirie point c, de l’objet en cette situation.Il faut donc un peu retirer l’oeil, du verre; Qu’il soit posé , par exemple en rS, il est certain, qu’en cette situation ne recevant plus ces rayons extrêmes,comme fo, gn,&.c. qui causoientcette veuëconfuse par leur trop grandedivergence. Par conséquent, il pourra maintenant voir le point c , de l’objëcfort distinctement, par ce mefme verre concave. Ce qui estoit requis.