LA DIOPTRIC^E OCVLAIRÊ,
ne font exactement en deuës proportions, de figures fpheriques, & de dLRances, ils ne fçauroient produire aucun bon effet : puisque , comme nous, avons fait voir j tout objet éloigné , paroist en fa situation naturelle par unverre convexe, Pœil estant posé entre ce verre, Lc son point de concours, patla cinquième Proposition ; il le void plus grand qu'il n’estpar la sixième, LLencore plus grand , par la septième. Mais par la huitième, il le void d'au-tant plus confusément, qu'il paroist grand j à çause de la trop grande conver-gence que ce verre fait des rayons de I’objet, d’âutant plus que l’tìeil íé trouveproche de son point de concours. Il est: donc impossible, de voir les objets éloi-gnes parles verres convexes, en leur propre situation, nv grands, que tres-confufcment. Et de la forte, Punique effet prétendu de PÓculaire, qui est defaire paroistre les objets éloignez droits, grands,& distincts comme s’ils estoientproches, ri’est pourroît re fui ter 5 si la proportion de la figure, èc distance re-quiíeau verre concave , pour corriger le défaut du convexe en cette efpececf Oculaire*, n’y estolt exactement observée. Cette extrême convergence duconvexe , estant un mal nécessaire, qui ne peut estre remédié suivant l'aphoris-me, que par son contraire, qui est la divergence du verre concave dans un au-tre éxcéz contraire 5 d’où est: évident, que toutes fortes de concaves, ne íe peu-vent donc pas accommoder à toutes fortes de convexes, pour produire unbon effet, en la construction de l’Òculaire Dioptrique. *
Nous avons de mefme démontré en la treizième Proposition , que les ver-,res concaves, représentent les-objets plus petits qu’ils ne font réellement 5 enla 14 . nous avons fait voir, que plus les verres concaves font éloignez de Pœií,plus ils représentent les objets petits > Lc au contraire, qu’estants trop prochesaePœil, ils rendent la vision confuse, parla quinzième Proposition , causantstrop grande divergence des rayons visuels. Voila les défauts contraires , dedeux causes toutes contraires ; c’est-á-fçavoir de deux exceZ , P un de conver-gence , ôt P autre de divergence : 8c c’est en la modération de ces deux excez ,que consiste cette proportion necessairement requise, entre la convexité , 8c laconcavité des verresdel’Oculaire Dioptrique, de cette premiere eípece ; 8c àles feavoir temperer à tel degré , que se corrigeants réciproquement, l’effet- désiré en puisse reuífir, en forte que ces deux verres fassent ensemble ; ce quel’un, ny Pautre, ne peut séparément.
PROPOSITION XVI.
ASSEMBLER LE VERRE CONVEXE , AVEC LE VERRE
concave , en laconflruBion de l Oculaire Dioptrique , de maniéré qutlsordonnent par larefraBion -, les r ayons de Vobiet tres-éloigné qui les pé-nétrentpour porterses efpeces dlœil; tout deme/me , que s'il en efloit
’Est icy la fin principale que l’on se propose, dans l’assemblage duverre convexe, & du verre concave , defquels nous avons démontréla puiflance, 8í la propriété, à rompre le rayon visuel, dansles troisSections précédentes , de cette seconde Partie de nostre Dioptri-
esssas
que. Et c’est pour produire cet admirable effet, quel Art , voulant suppléesle défaut de la nature, qui nous soustrait la veuë des objets plus éloignez quek portée ordinaire de nostre faculté visive, a inventé le moyen de former cer-
tains