SECONDE PARTIE.
Si
tains corps diaphanes, lesquels recevants les rayons comme parallèles desobjets éloignez ,de mesme qu’en T Axiome 28. les rompent, &; détournent enforte en estants penetrez, qu’estants interposez à l’ceil, ils les ordonnent Le dis.
?osent à y estre receus ,de la mesme maniéré , y former lesmesmes angles vi-suels, comme si l’objet estant proche , les y envoyoit réellement 5 & seulementde cette distance. Et consequemment, pour y dépeindre son image tres-gran-de , tres. claire, &. tres-distincte : décevant par ce moyen agréablement le tensdeJa veuë, qui rre juge de la grandeur ,& de l’éloignement de l’objet , parle2 5 * Axiome, que par sangle , sous lequel ses rayons visuels luy en portent l’es-pece.
Soit donc par exemple en la présente figure, le verre convexe ab, sur lé- Tab.iqstuei un objet tres-éloigné, envoyé les rayons parallèles cdi, qui est l’axej 7 *
^ L M, &c. qui y font leurs incidents aux points d,m, la double réfraction durayon l m, en la pénétration de ce verre, le fait tendre á concourir .avec son^ xe c de, à la distance de son foyer en e, par la seconde Proposition. Mais enluite tombant ainsi convergent en 1, sur là verre concave f g , qui luy est inter-posé entre son point de concours e : ce verre le rompant,le détourne, & I’écar-te en forte de son axe que de convergent, il se fait ou divergent, ou du moinsparallèle dans l’épaisseur de ce concave, en pénétrant fa premiere superficie jpour en sortir Sc estre porté à soeil plus, ou moins divergent, par les 10. Sc n.
1 impositions, Sc estre utile à l’une des deux sortes de veuës, longue, ou courte.
Car d’autant, que la qualité de la différente convexité de l’humeur cristallin,e n ces deux veuës, doit produire un pareil effet en l’ceil, qui est de réunir lesrayons de chaque mesme point de l’objet, en un mesme point correspondantEo la Rétine , où se doivent terminer les sommets des pinceaux intérieurs, qui7 portent l’espece, chacun de son point de l’objet: si ces rayons n’estoientportez en s oeil qui a longue veuë, modérément divergents, la convexité dé-taillante, ôefoible de son humeur cristallin, ne pour roi t les rassembler au de-oans immediatement de IaRetine , comme il est nécessaire, pour luy en don-ner la vision distincte. Et de mesme, si ces rayons n'estoiént portez en l’œilff Ul a courte veuë,assez divergents, la convexité trop grande de son humeurCri stallin, les reiiniroit encore trop tost, Sc seulement dans la capacité de l’hu-^eur vitré, devant que pouvoir atteindre Ia Retine ; Sc ne feroient pour cettecause 5 qu’une vision fort confuse , par un effet contraire au précédent. (Testpourquoy, le rayon rompu k o , estant supposé sortir de ce verre concave, en.
^une de ces deux maniérés exprimées, par les ro. Sc n. Propositions ,& dire-ctement prolongé vers fa partie superieure, tantqu’il concoure avec son axec comme icy au point n ; il apportera maintenant en l’oeil, l’espece de ceP°mt de l’objet tres-éloigné, par ce dernier rayon rompu l m 5 non plus, com-^d’un objet tres-éloigné (spécialement pour les veuës moyennes, entre latr °p longue, Sc la trop courte ; qui font les plus ordinaires, Sc les meilleures ; )'iiiais en la mesme maniéré, Le fous le mesme angle, que si ce mesme objet s’e-stoit réellement approché, ( & luy envoyoit ce rayon k o, de la distance seu-e ment du point n , parle 27. Axiome. Par conséquent, il luy fait maintenantv °ir au moyen de ces deux verres, ce point de l’objet qui l’envoyej tres. grand,tre , s ~P r °che, Sc tres-distinctement : quoy-qu’en effet, il soit tres-éloigné, SC5 U ^ ULparoiffe pour cette cause à l’oeil simple, que tres-petit, Sc tres-con-
’ulernent.
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