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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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SECONDE PARTIE. í> 5

COROLLAIRE.

L E précédent respect, nous laisse icy un sujet de remarque singulière } carencore, que ces rayons de s oeil, ( qui tombent parallèles, fur le verre con-Ve xe, à cause de fa grande distance 5 & qui font leur concours en un point pro-che du verre concave fixe, ) estants prolongez vers l’objet depuis ce point deconcours oùils fe couppent3 tout ce qui est compris fous l’angle qu’ils consti-pent, soit veu en situation renversée : il ne s’enfuit pas neantmoins, que l’ceildoive voir de mefme tous les objets, qui font compris dans tout I’efpace, de-puis le verre, en situation renversée 3 mais ceux-là feulement, qui font pluséloignez du verre, que le concours , ou intersection des rayons. Cela est évi-dent par cette figure. Car soit le verre convexe a b , les rayons çle l’ceil, qui en ,p AB uest tres-éloigné, font c d, e f 5 lesquels, sortants du verre aux points g,h, font fig<faits convergents par leur réfraction , vers le point de concours 1 3 d’où ils/ontprolongez en k, l, divergents, vers l’objet 3 par le 13. Axiome, & en ordrerenverse, par le 44. Ij est évident, que tous les objets compris fous sangleK1L, feront veus de l’oeilen cette position , en situation renversée : mais les°bjets contenus dans l’eípace , & fous l’angle gih, des mefmes rayons,devant leur intersection, au point 13 peuvent bien encore estre veusen situa-Pm droite naturelle 3 au mefme temps, que le mefme œil, void ces autresobjets plus éloignez que le point 1, en situation renversée. Car l’œil void toû- ^

Jours les parties de l'objet, en la mefme situation, en laquelle, leurs rayons font peU t estrePortez en l’ouverture de fa pupille 3 par la 5. Proposition. Donc auífi recipro- teitementSèment, quoy-que l’on suppose ( comme icy, par la 3. Demande concédée, )

^uel’œil,envoyefes rayons vers l’objet. Mais les rayons de l’œil kl, &c. d’unverrefont portez en situation droite, ( devant leur concours en 1, ) fur les objets,

Sí u i font contenus dans l’efpace ki, li, estants moins éloignez que leur meíme jets diver-c oncours. Par conséquent, l’œil en k l , peut voir ces objets moins éloignez, ^ e,netl leur propre situation droite, ou naturelle ; au mefme temps, qu’il void les qu lf"erraa utres plus éloignez, en situation renversée. au mefme

Ces respects de l’œil au verre convexe, ainsi spéculativement exposez : je Adroits* 'les démontre selon leur ordre dans les Propositions suivantes. Etd’autant, que &ies au-tr aittants la premiere eípece d’OcuIairesDioptriques, j’ay démontré les trois y C c r s scz ren 'premiers, le quatrième fera le sujet de la Proposition suivante.

PROPOSITION XXVIII.

HOEÍL , POSE' AV POINT DE CONCOVRS , DES RATONSd vu point d’vn obiet visible , voici ce mefme point , pAV le verre con-vexe j dans U plus extrême confusion.

Es rayons d’un seul point d’un objet visible , estants en quelquemaniéré que ce soit, faits convergents à l’œil, ne peuvent fairequ’une vision confuse 3 par le 51. Axiome: Et la plus grande con-vergence des rayons, fait la vision plus confuse 3 par la 8. Proposi-P° n - Mais par les 1. & 2. Propositions, les rayons d’un point d’un objet visi-le , rompus en la pénétration d’un verre convexe fpherique, font faits con-Ver gcnts vers son point de concours, auquel l’œil est supposé situé en ce 4. ref-