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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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SECONDE PARTIE. ' iój

î qui est singulièrement remarquable 5 ) pour laquelle, encore qu’en ce pre-mier concours des rayons de.l’objet ,les especes se trouvent si bien ordonnées >& fans confusion, comme nous venons de voir ; neantmoins, l’œil y estant po-se, comme au 4. Respect , en la Proposition 27. n’y void aucune distinction,ny apparence d’objer, par les 8. Lc r8. Propositions. Et c'est d’autant, quefóntumeur cristallin, qui tient lieu d'un second verre convexe ; rompant par íàRouble réfraction, ce bel ordre que tiennent les especes, en ce premier con-cours-, les transmet à la Retine, toutes désunies, ôc en confusion : en la manie>re que nous faisons voir en ce second concours.

. Soit maintenant à cet effet osté le plan, qui reçoit au premier concours o, h,r, du verre a r , cette distincte représentation inverse, de l’objet 1 i 3 } ôc poséen son lieu, un second verre convexe gm, semblable, ôc parallèle au précé-dent. D’autant, que tous les rayons de l’objet, quis’estoient réunis aux som-mets, de tous les pinceaux ; qui fcrmoient fur le plan , cette représentation di-ftinctement renversée, au concours ghi 5 se déployenticy de nouveau, deMefrne, qu’ils avoientfait, se portants de l’objet , fur la premiere superficie ,du premier verre a, f : en des cônes de rayons rompus, qui se répandent auconcours de ce second verre g m ( qui n’a pû estre marqué en la figure. ) Si onluy expose donc un plan parallèle en ce lieu, tous ces cônes y auront leurs ba-ses communes, ôc leurs sommets aux points k, l, m, ôcc. de la seconde super-ficie de ce second verre G M. Donc, il ne se representera auéune figuré de l’ob-jet, sur ce plan, non plus qu’en la Retine, qui en tenoit la place, lors que nousavons posé l’ceil,( ôc par conséquent, shumeur cristallin ,) au premier con-cours g, h, 1 j mais il s’y représentera seulement, une lumière confuse ; sem-blable , à celle que nous avons veuë, des rayons de l’objet , portez confusé-ment fur la premiere superficie abc, du premier verre a f. D’autant, quéTespece de l’objet, qui s’est écoulée en confusion fur ce plán , s’y trouvémaintenant de meíìne, toute entiere, en tout l’espace qu’elle occupe de sa su-perficie 5 Ôc toute entiere, en chaque point de cet espace de sa superficie : ôc parConséquent, tres-confusément ; comme nous avons veu , dans le dispositif dupremier concours, au commencement de cette Proposition.

Or comme l’œil, posé au point de concours h , du premier verre A ? ; n’aP d voir l’objet: quoy-que ses especes s’y trouvassent parfaitement ordonnées ,fur le plan ,quiy a esté posé: à cause que son humeur cristallin, y tenant lieud’un second verre convexe, y rompt de nouveau, ôc trouble ce bel ordre des es-peces-, les transmettant désunies, en la Retine, (qui luy tient lieu de ce plan, )°ù se fait la représentation de l’objet. Au contraire icy, le plan, posé au con-cours de ce second verre, y recevant les especes désunies, Ôc ne s’y représentantpour cette cause, aucune figure de l’objet : Par conséquent, si l’œil y est pose’,au lieu de ce plan • il y fera un effet réciproquement contraire. D autant, quefim humeur cristallin, qui y tient lieu d’un-troisiéme verre convexe, y recevantces especes de l’objet, désunies ; les réunira par fa réfraction, en des pinceauxParfaits. Et par conséquent, les transmettant bien ordonnées, en la Retine *elles y dépeindront parfaitement l’ìmage de l’objet. Donc, les verres sphéri-ques convexes estants multipliez, Ôc le suivant, posé au concours de celuy qui|eprécede . si t’œil est situé au concours du second, il void pár ces deux verres,distinctement l’objet. Ce qu’il faloit démontrer.