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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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I

SECONDE PARTIË. ío ?

Maintenant augmenté de capacité,en cette seconde situation i k , parl'adjon-étiondece second verre v x; Se que par la 4. Proposition, y faisants conjoin-tement le mesrne effet, que deux verres convexes appliquez proches l’un de1 autre, ils y font ensemble le concours plus proche ^ qu’un seul ò comme équi-talents à un seul de plus petite sphere , Sc de plus grande convexité ; par la34- Définition. Or Phumeur cristallin estant par ce moyen augmenté deConvexité, 6c consequemment, fait capabled’uneplus grande divergence desra yons de l’objet ; a deu pour ce sujet estre approché du concours g h ^ parta mesme Corollaire delazo. Proposition, comme il est icy en 1 k, pour avoirMaintenant la vision distincte. Mais l’œil 1 k , nonobstant cette adjonctiond’un second verre convexe , void neantmoins toujours l’objet ab renver-se, par ces deux verres. D’autant, qu'il est situé au dessous du concours g h ,du verre objectif c d , par la 30, Proposition ; Le qu’il est aussi toujours situésentre ce second verre v x, & son propre point de concours n. Car l’œil poséentre le verre convexe, Le son point de concours, void l’objet en fa vraye si-tuation naturelle, fans l’alterer aucunement, parla 5. Proposition 5 ce verreIu y transmettant ,1’efpcce de l’objet en la mesrne situation , qu'il la reçoit duverre objectif c d. Or il la reçoit renversée , du verre objectif 5 donc il latransmet renversée à l’œil, en 1 k. De plus, l’œil void l'objet plus grand parces deux verres, qu’il ne le voyoit auparavant, par le seul objectif cd; d’au-tant que parla 31. Proposition converse, il estoit plus éloigné du verre con-Ve xe c d , au dessous de son point de concours, où il voyoit les objets fous unplus petit angle, Sc par conséquent, plus petits. Mais en ik ,il est plus pro-che du concours g h ,oùil reçoit les rayons de l’objet plus divergents : ( carMy l’œil, Sc le verre de l’œil, font pris conjointement pour l'œil seul ; ce qu’ilfaut singulièrement remarquer. Donc il void maintenant l’objet ab, parleCorollaire de la 30. Proposition, fous un plus grand angle : Sc par conséquentdistinctement , Le plus grand , mais toujours renversé. Ce qu’il faloit dé-Montrer.

Tab.ìj

fig. *.

Le yerréde l’œil ,

conjoint

avec l’oeiljluy sup-plée en laconstru-ction del’Oculaire,ce quidefail-loit à laconvexitéde son hu-»meut cri-stallin }pour laparfaitevision, desobjets pluséloignez ,que la por-tée de fafaculté yì-Cyc,

C 0 2 / S £ (Lv E N C

N Ous inférons encore icy, de la doctrine precedente ; une autre ma-niéré , de redresser excellemment, la repreíéntation de l’objet. Car*Mus ayant fait voir, par les deux verres convexes c d , v x 5 l’objet rres-distin-âeinent renversé elle nous donne au mesrne temps le moyen, de disposerdeux autres verres pareillement convexes, en deuë proportion de convexitez,êc de distance, en forte qu*ils representent de mesrne, l’objet distinctement ren-versé. Et consequemment, elle nous donne aussi le moyen, ( parla mesrnec °Mmune notion , de la Conséquence, de la 34. Proposition h ) de joindre, Scde construire, ces deux differentes combïnations de verres, qui renversent cha-îne séparément l’espece de l’objet ; Sc de mesrne que deux négations, ( pourìffer de similitude, ) conjointement posées dans le discours, y font i’effet d’uneaffirmation : leur faire conjointement produire, en la construction de l’Ocu-kire Dioptrique, un effet tout contraire ; à celuy , qu’elles font séparément.Hue nous démontrerons cy-apres, en son lieu propre.

Oq